
Ouvrir un PER suffisamment tôt peut permettre à n’importe quel résident fiscal français de préparer sa retraite sereinement. Ce contrat d’épargne retraite affiche un fonctionnement relativement simple. En phase d’épargne, soit durant sa vie active, le souscripteur réalise des versements sur son contrat de sorte à se constituer un capital. Dès l’âge légal de départ à la retraite atteint, le plan peut être liquidé. Les sommes versées en phase d’épargne, parfois additionnées d’intérêt, peuvent alors être récupérées sous forme de rente viagère ou de capital.
Il est fréquent de dire que le PER est un placement tunnel. En effet, afin d’éviter que les épargnants n’utilisent cet argent à d’autres escients que la préparation de la retraite, les sommes versées sont bloquées jusqu’à leur départ à la retraite. Ce n’est que s’ils rencontrent l’un des cas de déblocage anticipé prévu par la loi que le contrat peut être liquidé de manière anticipée :
Le PER peut être alimenté de différentes manières. Voici quels sont les versements qu’il est possible de réaliser sur un PER individuel et sur un PER d’entreprise.
Un PER individuel est principalement alimenté par les versements volontaires effectués par son souscripteur. Le contrat est extrêmement souple lorsqu’il s’agit de versements volontaires, permettant au titulaire du contrat d’épargner à son rythme. Dans la grande majorité des cas, les versements sont libres. Il peut, néanmoins, arriver que les contrats imposent des versements programmés (à partir de 50 € ou de 80 € par mois, par exemple).
Concrètement, il est possible pour un épargnant de savoir précisément combien verser chaque mois sur son PER pour disposer du montant de son choix le moment venu. Prenons un exemple volontaire simplifié (hors frais, hors intérêt). Un épargnant qui ouvre son PER à 30 ans et qui souhaite détenir 100 000 € sur un son PER à ses 62 ans devra effectuer environ 260 € de versements volontaires chaque mois sur son contrat.
Notez que la loi autorise le transfert d’un PER d’entreprise vers un PER individuel. Dans ce cas, outre les versements volontaires, le PER individuel pourra être alimenté par :
Lorsqu’il s’agit d’un PER d’entreprise, le contrat peut être alimenté par des versements volontaires (ou obligatoires, dans le cadre d’un PERO) effectués par le souscripteur du contrat. Le contrat peut également contenir des sommes issues de l’intéressement ou de la participation. Les droits inscrits sur un Compte Épargne Temps (CET) peuvent également venir alimenter un PER d’entreprise.
Enfin, la loi autorise les souscripteurs de PER d’entreprise collectif à verser sur leur contrat des sommes issues d’un autre PER d’entreprise, d’un PER individuel ou d’un ancien produit d’épargne retraite (PERP, Madelin, etc.).
Le PER d’entreprise présente une spécificité par rapport au PER individuel. En effet, le contrat peut également être alimenté par des versements réalisés par l’employeur : les abondements. Ces derniers, en revanche, ne peuvent dépasser trois fois le montant versé par le salarié lui-même sur son contrat ni être supérieurs à 7 039 €.
L’un des atouts du PER est qu’il est possible de profiter du contrat pour payer moins d’impôt. En effet, les versements volontaires réalisés par un épargnant sur son plan d’épargne retraite peuvent être déductibles de son revenu imposable. L’option dite de déductibilité est accessible à tous. Néanmoins, elle favorise surtout les détenteurs de PER fortement imposés.
En effet, l’économie d’impôt réalisée varie selon deux éléments :
En versant 7 000 € sur son contrat durant l’année, il est ainsi possible d’obtenir une déduction d’impôt de :
La réduction d’impôt offerte grâce à l’option de déductibilité des versements n’est pas illimitée, mais soumise au plafond PER. Le mode de calcul du plafond PER n’est pas le même pour un salarié ou pour un Travailleur Non Salarié (TNS). Dans les deux cas, en revanche, il se base sur le montant du Plafond Annuel de la Sécurité Sociale (PASS).
Pour un salarié, la limite de déduction est égale au montant le plus élevé entre :
Pour un indépendant, la limite de déduction est égale au montant le plus élevé entre :

Un PER individuel peut être alimenté par des versements volontaires (libres ou programmés) réalisés par le souscripteur. S’il s’agit d’un transfert d’un PER d’entreprise vers un PER individuel, alors le contrat peut être alimenté par :
Un PER d’entreprise peut être alimenté par :
S’il est fortement imposé, le souscripteur peut choisir l’option de déductibilité des versements réalisés sur son PER. Dans ce cas, les versements volontaires ou obligatoires qu’il réalise sur son contrat peuvent être déduits de son revenu imposable dans la limite d’un certain plafond.
