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Le Plan d’Épargne Retraite (PER) est aujourd’hui le produit de référence pour préparer sa retraite de manière flexible et fiscalement avantageuse. Il permet de se constituer un capital durant sa vie active puis, au moment de la retraite, de récupérer cette épargne.
Le PER est un produit d’épargne à long terme dont l’objectif est de vous aider à compléter vos revenus au moment de la retraite. Pendant votre vie active, vous versez librement de l’argent sur le contrat. Cette épargne est ensuite investie sur différents supports financiers (fonds euros, unités de compte, ETF, OPCVM, immobilier, actions… selon le type de PER).
Au moment de votre départ en retraite, vous pouvez récupérer votre épargne :
L’un des grands atouts du PER est sa fiscalité personnalisable :
Il existe trois types de PER :
En parallèle, il existe deux grandes formes de PER, qui changent tout en matière de frais, de supports d’investissement et de flexibilité :
Découvrez notre article dédié pour choisir entre un PER bancaire et un PER assurantiel.
Les frais d’un PER servent à rémunérer les différents acteurs qui interviennent dans la gestion de votre épargne. Un PER est un produit qui nécessite :
Ces fonctions impliquent des coûts. Cependant, selon l’établissement, ces frais peuvent être très faibles ou plus élevés. D’où l’importance de comparer les contrats avant de souscrire.
Sur un PER, les frais sont répartis entre plusieurs acteurs :
À l’ouverture de votre PER, vous pouvez être amené à payer des frais d’adhésion, notamment si vous choisissez un PER assurantiel. Ces frais se situent généralement entre 20 € et 80 €. À l’inverse, les PER bancaires sont le plus souvent sans frais d’adhésion, avec un coût d’entrée de 0 €.
Selon le contrat, des frais sur les versements peuvent également s’appliquer. Dans la pratique, ils varient de 0 % à environ 3 %, même si la réglementation autorise un maximum de 5 %. Cela signifie que si un PER facture 5 % de frais sur versement, un dépôt de 100 € ne se traduira que par 95 € réellement investis.
Tout au long de la vie du contrat, votre PER peut générer différents frais liés à la gestion de votre épargne. Leur niveau dépend notamment du type de PER que vous avez choisi (assurantiel ou bancaire) ainsi que du mode de gestion sélectionné.
Vous pouvez transférer vos anciens produits d’épargne retraite (PERP, contrat Madelin, Préfon, article 83…) vers un PER individuel. La loi prévoit que ce transfert est gratuit si votre ancien contrat a plus de 10 ans. Dans le cas contraire, l’organisme peut appliquer des frais pouvant aller jusqu’à 5 % de l’épargne transférée.
Il est également possible de transférer un PER individuel vers un autre PER. Dans ce cas, le transfert est gratuit après 5 ans de détention. Si vous transférez votre PER avant ce délai, des frais peuvent s’appliquer. Ils sont plafonnés à 1 % de votre épargne.
La sortie d’un PER peut générer certains frais, qui varient selon les contrats et selon le type de sortie choisi (en rente ou en capital) :
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Le montant des frais appliqués sur un plan d’épargne retraite varie grandement selon les contrats, et donc, selon les acteurs. Toutefois, afin de vous aider à vous y retrouver,vous pouvez consulter ce tableau récapitulatif du montant moyen des frais sur un PER
La meilleure façon de limiter les frais de votre PER est de comparer les contrats avant de vous engager. Les frais varient fortement d’un établissement à l’autre. Certains appliquent encore des frais sur versement, des frais d’arbitrage ou des frais de gestion élevés, tandis que d’autres adoptent une tarification plus légère.
Pour faire le bon choix, vérifiez systématiquement :
Plus les frais sont faibles (voire inexistants sur certains postes), plus votre épargne travaille réellement pour votre retraite.
Au-delà des frais du contrat lui-même, chaque support d’investissement (ETF, OPCVM, SCPI, etc.), comporte des frais propres. Or, ces frais peuvent être moins visibles, car ils sont directement intégrés dans la performance du support.
Pour choisir un PER performant, il est donc essentiel de vérifier :
Privilégier des supports peu chargés en frais, comme certains ETF, permet souvent d’améliorer la performance nette de votre PER sur le long terme.
Le choix entre gestion libre et gestion pilotée peut avoir un impact sur le coût total de votre PER. La gestion libre est généralement moins chargée en frais, puisqu’elle ne comprend pas de mandat de gestion. En contrepartie, elle demande du temps et des connaissances financières pour être capable de piloter son allocation.
La gestion pilotée applique souvent des frais additionnels, mais elle inclut l’allocation, les arbitrages et la sécurisation progressive du capital. Pour beaucoup d’épargnants, cette solution peut s’avérer plus efficace sur la durée, même avec un léger surcoût.
Sur certains PER, une partie des frais peut être négociée lors de la souscription. En l’occurrence, les frais sur versement et les frais d’adhésion sont parfois ajustables selon votre profil ou le montant de vos versements.
Rien ne vous empêche, donc, de demander une remise. Certains établissements peuvent ponctuellement s’adapter en fonction du volume investi.
Un PER est un placement de long terme, mais cela ne signifie pas qu’il faille le laisser évoluer sans suivi. Les supports d’investissement, les frais et même votre situation personnelle peuvent changer avec le temps. Réévaluer régulièrement votre contrat vous permet de vérifier que sa performance reste cohérente avec vos objectifs de retraite.
Cette vérification peut porter sur :
Si votre contrat devient trop coûteux ou moins performant que les alternatives du marché, un transfert de PER peut être envisagé. La loi encadre ces transferts, ce qui permet de changer d’établissement sans perdre vos avantages fiscaux.
Les frais prélevés sur un PER diminuent chaque année le montant réellement investi. Comme ce montant sert ensuite de base aux intérêts futurs, ces frais cassent l’effet de capitalisation.
Autrement dit, vous investissez moins chaque année à cause des prélèvements, donc votre capital progresse moins, et cette moindre progression se cumule dans le temps.
Plus l’horizon de placement est long, plus cet effet s’amplifie, car la capitalisation fonctionne “à l’envers” quand il s’agit des frais : un petit pourcentage prélevé chaque année peut entraîner une différence importante à l’arrivée.
Bon à savoir : Les frais ne se voient pas forcément à court terme, mais sur 20 à 30 ans, ils peuvent réduire significativement le capital final si l’on n’y prête pas attention.
Imaginons deux personnes qui investissent 200 € par mois, pendant 25 ans, avec un rendement annuel identique de 5 %. La seule différence entre les deux contrats est le montant des frais :
Ces 1 % de différence semblent minimes, mais sur 25 ans, l’écart devient très important. Sur 25 ans, les deux personnes auront versé au total 60 000 € sur leur contrat. Jusqu’ici, tout est identique. En revanche, les frais diminuent nettement le capital d'un des deux contrats, comme vous pouvez le voir sur le tableau ci-dessous.
En ne changeant rien d’autre que 1 % de frais en plus, l’épargnant du PER B perd près de 18 000 € sur son capital final.
Les frais limitent la progression de votre épargne. Ils réduisent le rendement net. Ce rendement plus faible se cumule chaque année. La capitalisation est moins importante et l’écart s’amplifie mécaniquement avec le temps.
Finalement, la réussite d’un PER repose sur deux piliers.
Le PER individuel (PERIN) est souscrit à titre personnel, auprès d’un assureur, d’une banque ou d’une plateforme en ligne. Il existe une forte concurrence sur ce marché, ce qui crée :
Vous avez donc plus de liberté, mais un devoir de comparaison plus fort.
PER collectif (PERCOL), de son côté, peut présenter des frais souvent plus faibles, mais encadrés par l’entreprise. Le PERCOL est proposé par l’employeur. Il bénéficie généralement :
Le PER obligatoire suit la même logique que le PERCOL, avec des négociations au niveau de l’entreprise (donc des frais souvent réduits), mais une gestion et des versements imposés pour les salariés concernés.
D’une manière générale, les PER collectifs bénéficient souvent de tarifs négociés au niveau de l’entreprise, ce qui peut conduire à des frais plus avantageux que sur un PER individuel classique. Le PER individuel, de son côté, offre davantage de liberté (choix du gestionnaire, des supports, du mode de gestion), mais ses frais peuvent varier fortement d’un contrat à l’autre, d’où l’importance de comparer les offres avant de souscrire.
Avant de souscrire un PER, plusieurs indicateurs doivent être examinés : les frais, bien sûr, mais aussi la performance nette, la qualité de la gestion, la diversité des supports ou encore la souplesse du contrat. Le tableau ci-dessous résume les points essentiels à comparer.
Les frais d’un PER impactent grandement la rentabilité et la performance du contrat. Il est donc essentiel d’être attentif sur ce point avant de souscrire à un contrat. Il ne faut pas non plus hésiter à comparer les frais appliqués par les différents acteurs . Et pour cause ! Tous les PER commercialisés sur le marché ne se valent pas. Certains sont très rémunérateurs, d’autres moins. Certains sont très chargés en frais quand d’autres le sont moins. Comme le démontre si bien le tableau précédent, leur montant peut également considérablement varier selon la structure auprès de laquelle vous souscrivez votre PER.
La grande majorité des banques traditionnelles dispose d’une offre PER. En règle générale, néanmoins, ce sont ces établissements qui pratiquent les frais les plus élevés du marché. Les banques et assureurs en ligne, quant à eux, peuvent être plus compétitifs que les banques traditionnelles, avec peu de frais et de nombreux supports disponibles.
Afin de faire le meilleur choix possible, le mieux reste donc de comparer les frais appliqués pour les différents PER qui vous intéressent et de vérifier le contenu du contrat : supports disponibles, modes de gestion, flexibilité du contrat. Dans l’idéal, mieux vaut se tourner vers un contrat avec peu de frais afin de ne pas trop impacter votre rendement. Il est important d’avoir de nombreux supports disponibles pour diversifier et optimiser au mieux la gestion du contrat. Le contrat doit être flexible dans sa gestion : possibilité de cumuler la gestion libre et déléguée, sorties souples en rente ou en capital, logiques multipoches pour diversifier l’épargne, comme peut le proposer Mon PER d’Inter Invest.
Bon à savoir : De nouvelles règles du jeu ont été instaurées par le gouvernement concernant les frais des PER. Ainsi, depuis le 1er juin 2022, les producteurs et les distributeurs de PER doivent afficher clairement les frais appliqués pour les PER en respectant un tableau standard mis en place par le ministère de l’Économie. Ainsi, les épargnants seront pleinement conscients des frais appliqués pour chaque contrat et pourront mieux les apprécier.

Pour choisir le meilleur PER, il faut comparer les contrats , puis se tourner vers celui qui applique le moins de frais, qui dispose d’une large gamme de supports, qui soit un contrat flexible, et qui affiche des potentiels de rendements intéressants.
Différents frais s’appliquent sur un PER :
La fiscalité du PER n’est pas la même selon que l’épargnant ait opté ou non pour la déductibilité des versements sur son contrat. D’une manière générale, les sommes peuvent être imposées à l’impôt sur le revenu ou au prélèvement forfaitaire unique de 31,4 %.
Le PER le plus avantageux est celui qui présente de nombreux supports, plusieurs modes de gestion, peu de frais, et avec des rendements intéressants.
