Label
Meilleurs PER de Challenges
Sur le PER proposé
Tout actif soumis à l'IR - salarié, TNS, dirigeant
Réduire son impôt sur le revenu dès l'année de versement
Déduction sur le revenu imposable jusqu'à 88 911 €
Impôt sur le revenu sur capital (versements déduits) + Prélèvements sociaux à 18,6 % sur les plus-values
Long terme - jusqu'à la retraite

La fiscalité est l'un des premiers arguments en faveur du plan d'épargne retraite. En permettant de déduire les versements du revenu imposable, le PER transforme une contrainte - l'épargne de long terme - en levier d'optimisation fiscale immédiate.
Mais ce mécanisme obéit à des règles précises, variables selon le statut professionnel, et comporte une contrepartie à la sortie qu'il est indispensable d'intégrer dans la réflexion. Ce guide fait le point sur l'ensemble du régime fiscal du PER, à jour des évolutions introduites par la loi de finances pour 2026.
Le principe est simple dans sa logique : les sommes versées volontairement sur un PER individuel au cours d'une année civile viennent en déduction du revenu net global imposable de cette même année. L'économie d'impôt qui en résulte est proportionnelle à la tranche marginale d'imposition (TMI) : plus celle-ci est élevée, plus l'avantage est substantiel.
Concrètement, un versement de 10 000 € sur un PER génère une économie d'impôt de :
3 000 € pour un contribuable imposé à la TMI de 30 %
4 100 € pour un contribuable imposé à la TMI de 41 %
4 500 € pour un contribuable imposé à la TMI de 45 %
À retenir
La déduction PER n'est pas soumise au plafonnement global des niches fiscales de 10 000 € par an. Elle relève du régime des charges déductibles du revenu global (article 163 quatervicies du CGI). Son impact dépend directement de la tranche marginale d'imposition de l'épargnant.
Revenus professionnels
Ex. 100 000 € nets
Versement sur le PER
Ex. 10 000 €
Revenu imposable réduit
90 000 € (−10 000 €)
Impôt allégé
−3 000 € à −4 100 € selon TMI
Sortie à la retraite
Capital ou rente - imposition à la sortie
La déduction n'est pas illimitée. Elle s'applique dans les limites d'un plafond annuel de versement, calculé différemment selon le statut professionnel.
Ce plafond est indexé sur le plafond annuel de la Sécurité sociale (PASS) de l’année N, fixé à 48 060 € en 2026, pour les Travailleurs Non Salariés (TNS) alors que c’est le PASS de l’année N qui est retenu pour les salariés (47 100 € en 2025).

Statut | Base de calcul | Plafond 2026 | Remarque |
|---|---|---|---|
Salarié | 10 % des revenus professionnels nets 2025 | Min. 4 710 € - Max. 37 680 € | Abattement de 10 % pour frais prof. appliqué avant calcul |
TNS / profession libérale | 10 % des bénéfices imposables N + 15 % de la fraction entre 1 et 8 PASS | Min. 4 806 € - Max. 88 911 € | Formule plus avantageuse que pour les salariés |
Inactif (étudiant, retraité sans activité, etc.) | 10 % du PASS de l'année N-1 | 4 710 € (fixe) | Plafond non lié aux revenus professionnels |
Source : impots.gouv.fr - PASS 2026 : 48 060 €. Les plafonds 2026 s'appliquent aux versements effectués en 2026, déclarés au printemps 2027.
.avif)
Comment connaître son plafond disponible ?
Chaque année, votre avis d'imposition mentionne un montant intitulé « Plafond épargne retraite » : c'est l'enveloppe de déductibilité personnelle pour l'année en cours, calculée automatiquement par l'administration fiscale. Ce montant est également consultable à tout moment depuis votre espace personnel sur impots.gouv.fr.
À savoir
Le plafond mentionné sur l'avis d'imposition intègre déjà les reports des années antérieures non consommées.
Il évolue chaque année en fonction des revenus et du PASS. Il est utile de le vérifier avant tout versement significatif.
La mutualisation des plafonds au sein du foyer fiscal
Pour les couples mariés ou pacsés soumis à imposition commune, les plafonds de chaque membre du foyer peuvent être mutualisés. Cela signifie qu'un conjoint peut utiliser le plafond non consommé de l'autre, à condition de le demander explicitement dans la déclaration de revenus.
Ce mécanisme de mutualisation peut représenter une opportunité significative lorsque les revenus des deux membres du foyer sont très asymétriques.
Lorsque le plafond de déduction n'est pas intégralement utilisé au cours d'une année, le reliquat n'est pas perdu. Il peut être reporté sur les années suivantes et utilisé pour augmenter le plafond des exercices ultérieurs.
Ce qui change en 2026
La loi de finances pour 2026 porte la durée de report des plafonds non consommés de 3 à 5 ans.
Les plafonds non utilisés à compter de l'année 2026 sont reportables pendant 5 ans : un plafond non consommé en 2026 peut ainsi être utilisé jusqu'à fin 2031 !
Ce mécanisme ouvre des stratégies d'optimisation intéressantes. Un épargnant qui n'aurait pas alimenté son PER pendant plusieurs années peut concentrer un versement important sur une année de revenus exceptionnels - cession d'entreprise, prime significative, exercice libéral particulièrement favorable - en mobilisant simultanément le plafond de l'année en cours et les plafonds reportés non consommés.
Exemple concret - Report de plafond
Un chef d'entreprise n'a pas alimenté son PER en 2023, 2024 et 2025.
En 2026, il cède des actifs et dégage un revenu exceptionnel.
Il peut mobiliser son plafond 2026 (88 911 € max) + les reliquats des 3 années précédentes.
→ Un versement significatif concentré en une seule année, avec une déduction fiscale optimisée.
Le tableau ci-dessous illustre l'économie d'impôt potentielle selon plusieurs profils types, à partir de versements et de Tranche Marginale d’Imposition (TMI) représentatifs.

Profil | Revenus nets | TMI | Versement PER | Économie d'impôt estimée |
|---|---|---|---|---|
Salarié cadre | 65 000 € | 30 % | 7 000 € | 2 100 € |
Cadre dirigeant | 120 000 € | 41 % | 20 000 € | 8 200 € |
Cadre dirigeant | 180 000 € | 45 % | 30 000 € | 13 500 € |
Cadre dirigeant | 300 000 € | 45 % | 88 911 € | 40 010 € |
Estimations indicatives calculées sur la base des barèmes 2026. L'économie réelle dépend de la composition globale du foyer fiscal. Ces chiffres ne constituent pas un conseil d'investissement.
À retenir - L'effet de levier de la TMI
Plus la TMI est élevée, plus l'avantage fiscal du PER est substantiel.
Pour une TMI à 45 %, chaque euro versé sur le PER génère 45 centimes d'économie d'impôt, c'est pourquoi le PER est particulièrement pertinent pour les salariés, professions libérales et dirigeants à forte imposition.
Il est possible de renoncer expressément à la déduction des versements à l'entrée. Ce choix est irrévocable versement par versement et modifie significativement la fiscalité à la sortie.
Contribuable faiblement imposé aujourd'hui : si la TMI actuelle est de 0 % ou 11 %, l'avantage fiscal de la déduction est limité.
Anticipation d'une forte imposition à la retraite : revenus locatifs importants, cumul emploi-retraite, patrimoine générateur de revenus.
Logique de transmission : les versements non déduits bénéficient d'une fiscalité allégée à la sortie, ce qui peut être intéressant dans une optique successorale.
Fiscalité des versements non déduits à la sortie
En capital : la part correspondant aux versements est exonérée d'IR. Seules les plus-values sont soumises aux prélèvements sociaux (18,6 % en 2026).En rente : régime des rentes viagères à titre onéreux - seule une fraction est imposable, déterminée par l'âge de première mise en paiement.

La loi de finances pour 2026 (loi n° 2026-103 du 19 février 2026) introduit une modification importante : les versements effectués sur un PER à compter du 70e anniversaire du titulaire ne sont plus déductibles du revenu imposable, pour les sommes versées à partir du 1er janvier 2026.
La contrepartie : une fiscalité allégée à la sortie
En compensation de cette suppression, les versements réalisés après 70 ans bénéficient automatiquement du régime fiscal applicable aux versements non déduits :
Ce qui ne change pas
Les versements effectués avant le 1er janvier 2026, quel que soit l'âge au moment du versement, restent soumis aux règles antérieures.Les versements réalisés avant 70 ans, sur des PER ouverts avant ou après 2026, demeurent déductibles dans les limites habituelles.
L'avantage fiscal consenti à l'entrée induit une contrepartie à la sortie : les versements ayant bénéficié de la déductibilité sont soumis à l'impôt sur le revenu au moment du déblocage, selon des règles qui dépendent de l'origine des versements et du mode de liquidation choisi.
Anticiper cette fiscalité de sortie est indispensable pour piloter correctement son PER.
PS : Prélèvements Sociaux - taux porté à 18,6 % par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 (contre 17,2 % précédemment).
Origine des versements | Sortie en capital | Sortie en rente |
|---|---|---|
Versements volontaires déduits à l'entrée | Part versements imposée à l'IR (barème progressif) Plus-values : PS 18,6 % | Régime des pensions - abattement de 10 % puis IR au barème progressif |
Versements volontaires NON déduits à l'entrée | Part versements exonérée d'IR Plus-values : PS 18,6 % | Régime des rentes viagères à titre onéreux (fraction imposable selon l'âge) |
Versements après 70 ans (depuis le 1er jan. 2026) | Non déductibles à l'entrée. Fiscalité de sortie allégée : capital exonéré d'IR, gains soumis aux PS. | En rente : fraction imposable selon l'âge de premier versement |

Lorsque la sortie s'effectue en rente et que les versements n'ont pas été déduits à l'entrée (ou ont été effectués après 70 ans depuis 2026), le régime des rentes viagères à titre onéreux s'applique. Seule une fraction de la rente est imposable, déterminée par l'âge du rentier au moment du premier versement.
Âge à la 1ère mise en paiement | Fraction imposable de la rente |
|---|---|
Moins de 50 ans | 70 % de la rente imposée à l'IR |
De 50 à 59 ans | 50 % de la rente imposée à l'IR |
De 60 à 69 ans | 40 % de la rente imposée à l'IR |
70 ans et plus | 30 % de la rente imposée à l'IR |
Source : article 158, 6° du Code général des impôts.
Depuis la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, le taux global des prélèvements sociaux applicable aux plus-values du PER est porté à 18,6 % (contre 17,2 % auparavant). Ce taux s'applique aux gains réalisés sur l'ensemble des PER, qu'ils soient bancaires ou assurantiels. Il n'affecte pas la partie correspondant aux versements eux-mêmes (qui suit le régime IR selon l'option choisie), mais uniquement les plus-values générées.
Les sommes investies sur un PER ne sont pas intégrées dans l'assiette de l'impôt sur la fortune immobilière (IFI) tant que le plan est en phase d'indisponibilité, c'est-à-dire tant qu'aucun cas de déblocage légal n'est intervenu et que l'âge légal de départ à la retraite n'a pas été atteint.
Quand le PER entre-t-il dans l'assiette IFI ?
Dès lors que l'âge légal de retraite est atteint ou qu'un cas de déblocage anticipé survient, le PER devient rachetable. Les actifs immobiliers qu'il contient (parts de SCPI, OPCI…) intègrent alors l'assiette de l'IFI pour leur valeur de rachat.Les actifs non immobiliers (ETF, fonds en euros, obligations…) n'entrent pas dans l'assiette IFI, quelle que soit la situation.


La fiscalité du PER est un mécanisme puissant, mais son efficacité dépend entièrement de la situation de chaque épargnant. Tranche Marginale d’Imposition actuelle, évolution prévisible de l'imposition à la retraite, horizon de placement, objectifs de transmission, actifs déjà détenus : autant de paramètres qui déterminent si la déduction à l'entrée est pertinente, quel montant verser, et quelle stratégie de sortie préparer.
La promesse de Fyn Patrimoine
Chez Fyn Patrimoine, nous vous aidons à prendre des décisions patrimoniales éclairées. Nous proposons une gamme de solutions d'investissement complète mais volontairement restreinte, construite avec exigence et indépendance, au service d'une stratégie sur-mesure. Vos finances, simplifiées.
Non. Les versements déductibles au sein PER relèvent du régime des charges déductibles du revenu global (article 163 quatervicies du CGI), et non du dispositif de plafonnement des niches fiscales à 10 000 € par an. C'est un avantage distinct et non plafonné par ce mécanisme.
Oui. Pour les couples mariés ou pacsés soumis à imposition commune, les plafonds non utilisés de chaque membre du foyer sont mutualisables. Il convient de le préciser dans la déclaration de revenus.
Il figure sur l'avis d'imposition, à la rubrique « Plafond épargne retraite ». Ce montant intègre les plafonds reportés non consommés des 3 à 5 années précédentes selon l'année de versement.
La déduction PER s'impute sur le revenu imposable, ce qui réduit la base de calcul de l'impôt. Son effet dépend donc de la tranche marginale d’imposition. Une réduction d'impôt, comme pour le Girardin, s'impute directement sur l'impôt dû. Les deux mécanismes sont distincts et complémentaires.
Oui. L'option pour la non-déductibilité à l'entrée est possible. Elle est pertinente pour les contribuables faiblement imposés aujourd'hui mais qui anticipent une fiscalité plus élevée à la sortie. Elle permet de bénéficier d'une fiscalité allégée au moment du rachat.
Non, depuis le 1er janvier 2026 (loi de finances pour 2026). Les versements effectués à compter du 70e anniversaire ne sont plus déductibles. En contrepartie, ils bénéficient d'une fiscalité allégée à la sortie (capital exonéré d'IR, gains soumis aux prélèvements sociaux).
