
Sources : article 150-0 B ter du CGI, loi de finances pour 2026.
L'apport-cession (article 150-0 B ter du Code général des impôts) consiste à apporter les titres de votre société à une holding que vous contrôlez, puis à les faire céder par cette holding. La plus-value d'apport est placée en report d'imposition : le paiement de l’impôt n’est pas effacé, mais son paiement est différé.
Le sort de ce report dépend ensuite d'une seule question : combien de temps s'écoule entre l'apport et la cession par la holding ?
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Le délai se mesure entre la date de l'apport et la date à laquelle la holding cède les titres apportés. Il ne faut pas le confondre avec le délai de réinvestissement, qui est lui aussi de 3 ans mais court à compter de la cession.
A savoir Le point de départ et la date d'échéance exacts se fixent avec votre avocat fiscaliste, acte d'apport à l'appui.
À savoir Le report n'est pas une exonération. Dans les deux voies, l'impôt reste dû lorsqu'un événement met fin au report, par exemple la cession des titres de la holding.
Les trois situations de sortie (cession, donation, décès) sont détaillées sur notre page consacrée à l'apport-cession.
Un apport est dit anticipé lorsque la holding conservera les titres apportés plus de 3 ans avant de les céder. L'apport se fait alors bien avant toute vente à un acquéreur.
Dans cette option, la loi n'impose aucune obligation de réinvestir le produit de la cession. La holding peut le placer selon la stratégie que vous arrêtez, sans quota ni durée de conservation imposés. Le report d'imposition, lui, continue : il ne prend fin qu'à l'un des événements prévus par la loi.
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L'absence de contrainte de remploi ne rend pas la structure gratuite. Quatre points demandent de l'attention :
Apporter ses titres tôt revient à structurer avant de savoir si, quand et à quel prix la société sera vendue.
Si la cession n'a pas lieu, la holding existe tout de même, avec ses coûts. La valorisation des titres apportés se détermine avec votre expert-comptable et, selon les cas, un commissaire aux apports.
Lorsque la vente est déjà en vue, l'apport se fait peu de temps avant elle. Si la holding cède dans les 3 ans, le report n'est maintenu que si elle réinvestit au moins 70 % du produit de cession dans des activités économiques éligibles, dans les 3 ans suivant la cession, puis conserve ces actifs au moins 5 ans.
Les actifs éligibles et les conditions du réinvestissement sont décrits sur la page apport-cession. Ici, l'enjeu est celui du calendrier.
Une opération d'apport proche de la cession suit généralement cet ordre :
Chaque étape demande du temps. Un réinvestissement effiace suppose de sélectionner, d'analyser et de décider : l'attentisme des premiers mois réduit la marge de manœuvre de la fin.
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Attention : L'administration fiscale peut remettre en cause un montage qu'elle estime abusif. La chronologie de l'opération, notamment la date de l'apport au regard de l'avancement des discussions avec l'acquéreur, doit être arrêtée avec un avocat fiscaliste avant tout engagement.
La loi de finances pour 2026 (loi n° 2026-103 du 19 février 2026) a modifié les règles du réinvestissement : le quota est passé de 60 % à 70 %, le délai de réinvestissement de 2 à 3 ans, la durée de conservation de 1 à 5 ans. La fenêtre de 3 ans entre l'apport et la cession, elle, n'a pas changé.
La date qui compte pour l'application des règles actuelles est celle de la cession par la holding. Si vous avez apporté vos titres avant le 21 février 2026 et que la cession n'est pas encore réalisée, faites confirmer par votre avocat fiscaliste la règle qui vous est applicable.
Le choix entre les deux voies dépend de votre situation. Voici cinq repères pour structurer votre réflexion, qui ne constituent pas à ce stade une recommandation personnalisée.
A retenir Plus l'apport est anticipé, plus la liberté de remploi est grande. Cette liberté se paie par une structure à gérer et un engagement pris avant de connaître le prix et la date de la vente.
A savoir L'exemple ci-dessous est illustratif, hors fiscalité propre à chaque situation, avec un produit de cession de 3 000 000 € dans les deux cas.
Dans les deux cas, le report d'imposition reste en place tant qu'aucun événement n'y met fin. La différence tient à la contrainte qui pèse sur la holding après la vente.
Lorsque la cession intervient dans les 3 ans de l'apport, la qualité du réinvestissement devient le sujet central. Il s'agit de répartir au moins 70 % du produit de cession dans des actifs éligibles, avec un horizon de conservation de 5 ans minimum et des délais à respecter.
Fyn Patrimoine, qui s'appuie sur plus de 20 ans d'expertise, retient pour cela une sélection volontairement restreinte de fonds de Private Equity dont la structuration permet de maintenir le report d'imposition.
Ces fonds, réservés aux nvestisseurs avertis, sont proposés par Elevation Capital Partners et Private Corner, des solutions historiquement réservées aux institutionnels et aux family offices. Un investissement de ce type comporte un risque de perte en capital et une absence de liquidité pendant la durée du fonds.
Votre conseiller dédié coordonne la dimension patrimoniale avec votre avocat fiscaliste et votre expert-comptable, avant la cession, pendant la période de réinvestissement et dans la durée.
Pour en savoir plus sur le dispositif, ses conditions et la sélection de fonds, consultez notre page apport-cession.
Investir comporte des risques. Rapprochez-vous de votre conseiller et lisez attentivement la documentation des produits avant toute décision. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Les informations contenues dans cet article sont fournies à titre informatif et pédagogique. Elles ne constituent ni un conseil en investissement personnalisé, ni un conseil fiscal. La fiscalité dépend de la situation de chacun et peut évoluer.

Il s'écoule entre la date de l'apport et la date de cession des titres apportés par la holding. La date de départ et la date d'échéance exactes se fixent avec votre avocat fiscaliste, acte d'apport à l'appui.
Oui, l'apport peut intervenir sans vente en vue, dans une logique de structuration patrimoniale. Le report d'imposition reste en place tant qu'aucun événement n'y met fin. La holding doit être soumise à l'impôt sur les sociétés et contrôlée par l'apporteur.
l reste dans la holding, sans obligation de réinvestissement. Le report d'imposition continue jusqu'à un événement qui y met fin : cession de titres de la holding, donation ou décès. Ces sorties sont détaillées sur notre page apport-cession.
Aucune règle ne garantit que le régime actuel sera celui de demain. La loi de finances pour 2026 a modifié les règles applicables aux cessions réalisées à compter du 21 février 2026. Seul un conseil fiscal peut apprécier, pour votre situation, le régime applicable à la date de votre cession.
Oui, elle peut remettre en cause un montage qu'elle estime abusif. La chronologie de l'opération et la réalité économique du réinvestissement se sécurisent avec un avocat fiscaliste.
