
Investir dans le non-coté consiste à prendre des participations au capital d'entreprises qui ne sont pas cotées en bourse : start-up, PME, entreprises de taille intermédiaire en croissance ou en transmission. À la différence d'une action cotée, dont le cours varie en continu sur un marché public, la valeur d'une participation non cotée est réévaluée périodiquement, sur la base d'éléments réels de l'entreprise plutôt que d'une cotation instantanée.
Cette famille d'investissement, également désignée par le terme private equity ou capital-investissement, se distingue par un horizon long (généralement 8 à 10 ans) et par une contrepartie attendue : un potentiel de performance supérieur à celui des marchés cotés, en échange d'une immobilisation du capital et d'une liquidité réduite.
À retenir Le non-coté regroupe l'ensemble des investissements en fonds propres dans des entreprises non cotées, du capital-risque au capital-transmission. Il ne se limite pas à un seul type de véhicule ni à un seul profil d'entreprise.
Historiquement, l’accès au non coté est pendant longtemps resté limité aux investisseurs institutionnels (les fonds de pension, les compagnies d’assurance ou encore les fonds souverains). En 2013, la création du statut juridique du FPCI (fonds professionnels de capital investissement) a constitué un premier pas vers la démocratisation du private equity mais présentait encore un ticket d'entrée minimum de l'ordre de 100 000 €.
Cette barrière a donc longtemps cantonné le non-coté aux investisseurs institutionnels, aux family offices et à une clientèle privée avertie et fortunée.
Deux raisons expliquent ce seuil élevé :
À savoir Le seuil de 100 000 € n'a pas disparu. Il reste la norme pour les FPCI, qui donnent accès aux standards de gestion du private equity institutionnel. Ce qui a changé, c'est l'apparition de véhicules alternatifs permettant d'investir dans le non-coté à des montants très inférieurs.
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Au-delà de la question de l'accès, l'intérêt pour le non-coté s'explique par un différentiel de performance observé sur longue période. Selon une étude France Invest - EY publiée en juillet 2025, le private equity français affiche une performance annuelle moyenne de 12,4 % nette de frais sur dix ans, contre 8,9 % pour le CAC 40 et 4,1 % pour l'immobilier sur la même période.
Source : France Invest - EY, juillet 2025. Performances passées, non représentatives des performances futures.
Cet écart s'explique en grande partie par la nature même de l'investissement : une exposition directe à la création de valeur opérationnelle des entreprises accompagnées, plutôt qu'à la volatilité quotidienne des marchés financiers.
Attention Ces chiffres restent des moyennes historiques sur un ensemble de fonds et de millésimes. Ils ne préjugent pas de la performance future d'un fonds donné, et ne dispensent pas d'une analyse au cas par cas avant toute souscription.
Deux évolutions concrètes permettent aujourd'hui d'investir dans le non-coté sans mobiliser 100 000 €.
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Le règlement européen ELTIF 2 (European Long-Term Investment Fund), entré en application en 2024, a supprimé le seuil minimum de souscription de 100 000 € qui s'appliquait à la première génération d'ELTIF. Ces fonds peuvent désormais être commercialisés auprès d'investisseurs non professionnels, avec des tickets d'entrée nettement plus accessibles.
Autre évolution notable : certains ELTIF 2 s'intègrent dans des contrats d'assurance vie et de compte-titres, avec un mécanisme de liquidité repensé pour les fonds dits « semi-ouverts », qui prévoient des fenêtres de rachat périodiques.
Les FCPR (fonds communs de placement à risques) obéissent à une logique d'ouverture comparable. Accessibles aux particuliers à partir de quelques milliers d'euros selon les fonds, ils doivent être investis à hauteur d'au moins 50 % dans des entreprises non cotées et offrent, sous condition de conservation des parts pendant cinq ans, une exonération d'impôt sur le revenu sur les plus-values réalisées (hors prélèvements sociaux).
Bon à savoir FCPR et ELTIF 2 ne sont pas des produits concurrents des FPCI, mais des points d'entrée complémentaires. Ils permettent de constituer une première exposition au non-coté avant, le cas échéant, d'envisager un accès à la gamme institutionnelle.
Le FCPR Elevation Miriad Vie, géré par Elevation Capital Partners, illustre concrètement cette évolution. Son ticket d'entrée est de quelques milliers d'euros, un montant sans commune mesure avec les 100 000 € historiquement requis pour accéder au non-coté.
Sa stratégie repose sur une logique de fonds de fonds sélective : plutôt que de miser sur un seul gérant, Elevation Miriad Vie mutualise l'exposition à plusieurs sociétés de gestion et à des dizaines d'entreprises sous-jacentes, au sein d'une seule et même souscription.
Ce fonds présente une double particularité :
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À savoir La fiscalité applicable dépend avant tout du véhicule d'accès choisi, et non de la classe d'actifs elle-même. Une même stratégie de non-coté logée en direct, en assurance vie ou en PER n'aura pas le même traitement fiscal à l'entrée comme à la sortie.
La démocratisation des tickets d'entrée ne signifie pas que tous les véhicules de non-coté sont accessibles sans condition. La réglementation distingue toujours deux catégories.
Le statut d'investisseur averti, tel que défini par la réglementation financière, suppose une connaissance et une expérience suffisantes des marchés pour appréhender les risques spécifiques des produits concernés — notamment l'illiquidité et le risque de perte en capital propres au non-coté. Il ouvre l'accès aux FPCI et à une gamme de fonds plus proche des stratégies déployées par les investisseurs institutionnels.
À retenir Il n'est plus nécessaire d'être un investisseur averti pour commencer à investir dans le non-coté. Ce statut reste en revanche déterminant pour accéder à la gamme institutionnelle la plus large, via les FPCI.
La baisse des tickets d'entrée ne change pas la nature de l'engagement : investir dans le non-coté reste une décision de long terme, avec un capital immobilisé pendant plusieurs années et un risque de perte en capital, partielle ou totale.
La question importante est bien « quelle place accorder au private equity dans une stratégie patrimoniale diversifiée ? ». Comme toute classe d'actifs, son intérêt dépend de plusieurs paramètres propres à chaque situation :
Chaque situation patrimoniale est unique. C'est pourquoi une allocation en non-coté ne se décide pas isolément, mais s'intègre dans une vision consolidée du patrimoine.
Chez Fyn Patrimoine, nous accompagnons nos clients dans l'analyse et la sélection de solutions adaptées à leurs objectifs patrimoniaux et à leur profil de risque. Notre sélection en matière de private equity s'appuie sur un nombre restreint de partenaires, choisis avec exigence — dont Elevation Capital Partners — plutôt que sur un catalogue exhaustif de fonds.
Pour approfondir le fonctionnement des fonds, les véhicules disponibles et les risques associés, notre page dédiée au private equity détaille l'ensemble du dispositif.
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La promesse de Fyn Patrimoine
Chez Fyn Patrimoine, nous vous aidons à prendre des décisions patrimoniales éclairées. Nous proposons une gamme de solutions d'investissements complète mais volontairement restreinte, construite avec exigence et indépendance, au service d'une stratégie sur-mesure. Vos finances, simplifiées.
Investir comporte des risques. Le non-coté est une classe d'actifs peu liquide, avec un risque de perte partielle ou totale du capital investi. Rapprochez-vous de votre conseiller et lisez attentivement la documentation des produits avant toute décision. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
France Invest - EY, étude sur la performance nette du capital-investissement français, juillet 2025 - franceinvest.eu
AMF (Autorité des marchés financiers) - amf-france.org

Non, plus systématiquement. Les FCPR et les fonds ELTIF 2 sont accessibles aux investisseurs non professionnels, sans qualification particulière. Le statut d'investisseur averti reste en revanche nécessaire pour accéder aux FPCI et à la gamme institutionnelle la plus large.
Oui, sous réserve que le contrat propose un support éligible. C'est notamment le cas du FCPR Elevation Miriad Vie, accessible via certains contrats d'assurance vie et via Mon PER (Elvest).
Non. Le non-coté reste par nature peu liquide : le capital est généralement immobilisé plusieurs années, sans marché secondaire permettant de revendre ses parts à tout moment.
Il n'existe pas de règle universelle. Cette part dépend de l'horizon d'investissement, de la capacité à immobiliser du capital et des objectifs patrimoniaux de chacun. Un conseiller Fyn Patrimoine peut vous aider à déterminer une allocation adaptée à votre situation.
