
Comparées aux grands groupes, les PME rencontrent parfois certaines difficultés à obtenir des crédits auprès des banques. Pour pallier cette difficulté, et faciliter le financement des PME, le gouvernement a instauré différentes pratiques. Ainsi, un particulier peut aujourd’hui opter pour la souscription au capital d’une PME dont l’avenir semble prometteur et profiter en échange de certains avantages fiscaux.
Pour souscrire au capital d’une PME non cotée, vous devez effectuer un apport en numéraire (dépôt d’une somme d’argent), soit lors de la constitution de la société, soit lors d’une augmentation de capital. En contrepartie, vous obtenez la qualité d’associé ou d’actionnaire de l’entreprise dont il est question. L’avantage fiscal qui en découle est, en revanche, uniquement réservé aux personnes physiques domiciliées en France. Ces dernières doivent également s’engager à conserver les parts sociales ou actions reçues au minimum pendant cinq ans.
La réduction d’impôt pour la souscription au capital d’une PME est soumise à de multiples conditions, qui concernent à la fois le souscripteur et l’entreprise qui reçoit les fonds.
Pour profiter de la réduction d’impôt pour souscription au capital de PME, le souscripteur doit être une personne physique domiciliée fiscalement en France ou une personne morale ayant pour objet exclusif l’investissement dans des sociétés éligibles au dispositif IR-PME.
De la même manière, la souscription doit être réalisée en numéraire : espèce, chèque, virement, etc. directement au capital initial ou aux augmentations de capital de PME en phase d’amorçage, de démarrage ou d’expansion. Enfin, le souscripteur doit s’engager à conserver les titres reçus pendant cinq années consécutives.
La société qui reçoit les fonds, quant à elle, doit :
Si toutes les conditions sont réunies, le souscripteur peut profiter d’une réduction d’impôt sur le revenu égal à 18 % du montant des versements effectués jusqu’au 9 août 2020 et à 25 % du montant des versements effectués du 10 aout 2020 au 31 décembre 2021. Notez que ce taux majoré de 25 % pour les versements réalisés au titre d’une souscription au capital d’une PME est prolongé pour les versements effectués du 18 mars 2022 au 31 décembre 2022.
Les versements effectués ne doivent donc pas dépasser :
Ainsi, le montant de la réduction d’impôt ne peut excéder 12 500€ pour une personne seule et 25 000€ pour les couples mariés ou pacsés. Si votre investissement dépasse le plafond de versement, vous ne perdez pas votre réduction d’impôt. En effet, la partie des versements qui excède la limite peut être reportée sur les quatre années suivantes (dans les mêmes limites).
Pour profiter de la réduction d’impôt pour souscription au capital d’une PME, les contribuables doivent remplir la déclaration n° 2042 RICI. La société dans laquelle vous investissez doit vous fournir un état individuel justifiant des conditions d’éligibilité au dispositif. Ce document peut vous être demandé par l’administration fiscale.
Cet état, outre le fait de préciser que la société remplit bien les conditions relatives à la société bénéficiaire indiquée dans les paragraphes précédents, doit comporter différentes informations comme :
Reprise de la réduction d’impôt
Notez que l’administration fiscale peut remettre en cause les réductions d’impôt obtenues dès lors que :
En revanche, l’administration fiscale ne peut remettre en cause les avantages fiscaux obtenus en cas de licenciement, de liquidation judiciaire de la société, de décès ou d’invalidité de 2e ou 3e catégorie du souscripteur ou en cas de donation de ses titres à une personne physique qui reprend l’engagement de conservation des titres de cinq ans.

