
Source : DGFiP Statistiques n° 41, novembre 2025.
En 2025, 19,6 millions de foyers fiscaux ont acquitté un impôt sur le revenu net, sur 41,5 millions de foyers ayant déposé une déclaration. Autrement dit, 47 % des foyers sont effectivement imposés. Les 53 % restants déclarent leurs revenus mais ne paient pas d'impôt sur le revenu, voire perçoivent une restitution au titre de crédits d'impôt.
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Ce constat surprend souvent. Il résulte de la construction même de l'impôt sur le revenu français : un barème progressif appliqué au quotient familial, une première tranche à 0 %, puis des mécanismes d'allègement pour les impositions modestes (décote, seuil de mise en recouvrement). À cela s'ajoutent les crédits d'impôt, qui peuvent faire passer un foyer d'une imposition faible à une restitution nette.
Selon la DGFiP, les revenus des foyers imposés sont principalement composés de traitements et salaires (60,1 %), tandis que les pensions et rentes pèsent nettement plus lourd chez les foyers non imposés.
La proportion de foyers imposés progresse : le nombre de foyers acquittant l'impôt a augmenté de 5,1 % en un an, soit environ 900 000 foyers supplémentaires. L'explication est mécanique. En 2024, les revenus déclarés ont progressé de 4,9 %, alors que les tranches du barème n'ont été revalorisées que de 1,8 %. De nombreux foyers auparavant non imposés ont ainsi basculé dans la première tranche d'imposition.
Cet effet est particulièrement visible au milieu de la distribution : le nombre de foyers imposés du 5e décile de revenus a augmenté de 63 %, celui du 6e décile de 44,5 %.
À savoir Être non imposable à l'impôt sur le revenu ne signifie pas ne payer aucun impôt. Tous les ménages acquittent des impôts indirects, comme la TVA, ainsi que des prélèvements sociaux comme la CSG. Par ailleurs, la déclaration de revenus reste obligatoire, y compris pour les foyers non imposables : l'avis de non-imposition conditionne l'accès à certaines aides et le remboursement des crédits d'impôt.
Source : DGFiP Statistiques — L'impôt sur le revenu 2024 a été plus dynamique que les revenus
Si l'impôt sur le revenu concerne près d'un foyer sur deux, sa charge est est bien sûr répartie de façon inégale. C'est sans doute la donnée la plus structurante pour comprendre qui paie l'impôt sur le revenu en France.
D'après la DGFiP, les foyers appartenant au dernier décile de revenu fiscal de référence (RFR) acquittent à eux seuls près des trois quarts de l'impôt sur le revenu. Leur impôt moyen, après réductions et crédits d'impôt, s'établit à 16 395 €, soit 15,6 % de leur RFR.
L'Insee aboutit à une mesure convergente sur des données plus anciennes : en 2022, les 10 % de foyers les plus aisés payaient 74 % de l'impôt sur le revenu, et les seuls foyers à très hauts revenus (les 0,1 % les plus aisés) en acquittaient 13 %.
Source : DGFiP Statistiques n° 41, revenus 2024.
Trois mécanismes se conjuguent.
À retenir L'impôt sur le revenu repose sur une base de contribuables qui s'élargit, mais son rendement dépend avant tout d'une minorité de foyers. Pour ces derniers, l'impôt sur le revenu est un poste significatif, qui justifie une réflexion structurée.
Sources : DGFiP Statistiques n° 41 ; Insee, France, portrait social, édition 2025
Derrière le « dernier décile » se trouvent des profils bien identifiés : dirigeants d'entreprise, cadres supérieurs, professions libérales, mais aussi investisseurs percevant des revenus patrimoniaux significatifs. Les statistiques 2024 en portent la trace : les bénéfices non commerciaux, qui correspondent notamment aux revenus des professions libérales, ont progressé de 23,5 %, et les revenus de capitaux mobiliers de 32,1 %.
Pour ces contribuables, plusieurs caractéristiques rendent la question de l'impôt particulièrement sensible :
Le paiement de l’impôt est donc un paramètre durable de la stratégie patrimoniale. Parallèlement, chaque situation patrimoniale est unique : composition des revenus, structure du foyer, horizon, projets de transmission. C'est à partir de ces éléments, et non d'un produit, que la réflexion doit s'engager.
Attention Les foyers dont le revenu dépasse 250 000 € (personne seule) ou 500 000 € (couple) peuvent être redevables de la contribution différentielle sur les hauts revenus (CDHR), qui garantit une imposition minimale de 20 %. Pour eux, le bénéfice d'une réduction d'impôt peut être neutralisé en tout ou partie par cette contribution. Certains dispositifs sont préservés par la loi, d'autres non. Le gain réel d'une opération doit donc être vérifié en amont avec votre conseiller.
Réduire son impôt ne doit relever ni de l'évitement ni de l'astuce : le législateur a lui-même prévu des dispositifs incitatifs, qui orientent l'épargne vers des objectifs d'intérêt général :
En 2024, 12,8 millions de foyers ont bénéficié d'au moins une réduction ou un crédit d'impôt, pour une baisse moyenne de leur impôt de 1 500 €.
Encore faut-il distinguer la nature de ces dispositifs, car leur effet varie selon le profil du contribuable.
Bon à savoir Pour un contribuable dont le taux marginal d'imposition est de 41 %, une déduction de 10 000 € du revenu imposable génère une économie d'impôt d'environ 4 100 €. Une réduction d'impôt de 10 000 € diminue, elle, l'impôt de 10 000 €. Les deux logiques ne répondent pas aux mêmes objectifs et peuvent se compléter.
La plupart des réductions et crédits d'impôt sont soumis à un plafonnement global de 10 000 € par foyer et par an. Ce plafond est porté à 18 000 € lorsque l'avantage fiscal provient d'investissements outre-mer ou de souscriptions au capital de Sofica.
Cette règle a une conséquence directe pour les contribuables fortement imposés : au-delà d'un certain niveau, les dispositifs classiques ne permettent plus de réduire l'impôt. Le plafond spécifique à l'outre-mer ouvre alors une capacité supplémentaire, qu'il convient d'articuler avec les autres avantages déjà utilisés par le foyer.
Source : Service-public.fr - Plafonnement global des avantages fiscaux
Pour aller plus loin sur le calcul de l'impôt, consultez notre guide sur le barème et les tranches de l'impôt sur le revenu.
Pour les foyers qui ont déjà mobilisé les dispositifs classiques, le plafond global de 10 000 € limite rapidement les possibilités de réduction d'impôt. Le Girardin industriel fait partie des rares dispositifs à bénéficier du plafond relevé à 18 000 €, réservé aux investissements outre-mer et aux Sofica.
Encadré par l'article 199 undecies B du Code général des impôts, il consiste à financer du matériel productif neuf destiné à des entreprises ultramarines. En contrepartie, l'investisseur obtient une réduction d'impôt supérieure au montant investi, imputée l'année suivant l'investissement. Les sommes investies ne sont pas restituées : la contrepartie est exclusivement fiscale.
Ce dispositif s'adresse plutôt aux contribuables redevables d'au moins 10 000 € d'impôt sur le revenu, soit précisément les foyers les plus imposés décrits plus haut. Il comporte des risques, notamment fiscaux, qui rendent déterminant le choix du monteur de l'opération. Fyn Patrimoine a retenu Inter Invest Outre-mer, filiale du groupe Elvest (anciennement Inter Invest), présent en outre-mer depuis 1991.
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Face à un impôt élevé, la tentation est grande de multiplier les dispositifs. Clarifier pour mieux décider : c'est le point de départ de notre démarche. Concrètement, votre conseiller dédié commence par analyser votre situation dans son ensemble :
À partir de ce diagnostic, nous proposons une stratégie construite sur une sélection volontairement restreinte de solutions, challengées avec exigence et indépendance. Forts de 20 ans d'expertise, nous rendons accessibles des solutions longtemps réservées aux family offices et aux investisseurs institutionnels, et nous vous offrons une vision consolidée de l'ensemble de vos investissements.
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Avertissement : Investir comporte des risques. Rapprochez-vous de votre conseiller et lisez attentivement la documentation des produits avant toute décision. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

En 2025, 19,6 millions de foyers fiscaux ont acquitté un impôt sur le revenu net, sur 41,5 millions de foyers déclarants, soit 47 %. Ce nombre a progressé de 5,1 % en un an, principalement parce que les revenus ont augmenté plus vite que les tranches du barème.
Les 10 % de foyers dont le revenu fiscal de référence par part est le plus élevé acquittent près des trois quarts de l'impôt sur le revenu. Leur impôt moyen s'établit à 16 395 € après réductions et crédits d'impôt, selon la DGFiP.
Oui. Un foyer non imposable à l'impôt sur le revenu acquitte néanmoins des impôts indirects, comme la TVA, et des prélèvements sociaux, comme la CSG. Il doit également déclarer ses revenus chaque année.
Lorsque les revenus progressent plus vite que la revalorisation du barème, des foyers auparavant non imposés franchissent le seuil d'imposition. En 2024, les revenus ont augmenté de 4,9 % alors que le barème n'a été revalorisé que de 1,8 %.
Oui. La plupart des réductions et crédits d'impôt sont soumis à un plafonnement global de 10 000 € par foyer et par an. Ce plafond est porté à 18 000 € pour les avantages issus d'investissements outre-mer, comme le Girardin industriel ou de souscriptions de Sofica.
Les tranches marginales à 41 % et 45 % du barème ne concernent presque exclusivement que les 10 % de foyers les plus aisés, selon l'Insee. En 2022, la tranche à 45 % concernait 93 800 foyers. Pour ces contribuables, chaque euro de revenu supplémentaire imposé au barème supporte donc un taux élevé.
