
À retenir
Un objectif exprimé en brut est trompeur : ce qui compte à la retraite est ce qui arrive sur le compte. Avec un PER, la fiscalité intervient deux fois.
Ce guide part donc de la somme que vous souhaitez percevoir, 500 € nets par mois, et remonte jusqu'à l'effort d'épargne à fournir. Il prolonge notre méthode pour déterminer son objectif d'épargne retraite, qui calcule le capital à partir du besoin de revenu avant fiscalité.
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A savoir Chaque retrait contient une part de versements et une part de gains, dans les proportions du contrat au moment du retrait. Comme la part de gains augmente avec le temps, le taux d'imposition moyen évolue. Le calcul le suit mois par mois. Le capital à constituer ne dépend pas de la tranche d'imposition pendant l'épargne : celle-ci ne change que le coût réel de l'effort.
Dans ces conditions, le capital nécessaire au départ à la retraite est d'environ 153 000 €. Il finance des retraits bruts moyens d'environ 723 € par mois sur 25 ans, dont une part est prélevée par l'impôt.
A retenir À titre de repère, la règle des 4 % donne un capital proche, 150 000 € pour 6 000 € par an, mais elle raisonne en brut et suppose de préserver le capital.
Les deux approches se rejoignent ici, sans que ce soit une règle générale.
Un versement initial de 10 000 € fait travailler le capital pendant toute la durée de l'épargne : à 4 % par an sur 25 ans, il représente à lui seul environ 26 700 € au départ à la retraite. Il réduit l'effort mensuel d'environ 17 %.
A savoir Un versement de 10 000 € n'est déductible que dans la limite de votre plafond disponible. Les plafonds non utilisés des trois années précédentes sont reportables, et les couples mariés ou pacsés peuvent les mutualiser. Votre avis d'imposition indique le montant dont vous disposez.
L'économie d'impôt à l'entrée dépend de votre tranche marginale d'imposition. Le tableau compare :
Dans l'option à 41 %, l'économie d'impôt à l'entrée dépasse l'impôt prélevé à la sortie sur la part versements (environ 25 400 €). L'écart, environ 9 300 €, est le bénéfice d'une tranche plus basse à la retraite. Dans le scénario de base, les deux montants s'équilibrent : la déduction n'est alors qu'un différé d'imposition.
L'avis de Fyn Patrimoine : L'avantage fiscal du PER est d'autant plus net que l'écart entre la tranche d'imposition de la période d'épargne et celle de la retraite est important. Cette tranche future reste une hypothèse : elle dépend de vos revenus de retraite, de votre situation familiale et de la législation à venir.
Le tableau reprend l'hypothèse d'un premier versement de 10 000 € et fait varier la durée d'épargne autour de 25 ans.
Le capital atteint au départ est d'environ 153 000 € dans tous les cas. Plus la durée d'épargne est longue, plus la part des intérêts augmente : sur 25 ans, les versements représentent un peu plus de la moitié du capital (84 800 € sur 153 000 €).
Le tableau suit le scénario de référence : 25 ans d'épargne avec 10 000 € au départ, puis 25 ans de retraits de 500 € nets par mois.
Les retraits consomment le capital : il s'épuise au bout des 25 ans. C'est un choix à assumer. Il convient de le confronter à l'espérance de vie, à la présence d'un conjoint et à votre souhait de transmettre.
Environ 31 % des retraits bruts sont prélevés à la sortie. Ce bilan est identique dans les deux scénarios : seule change l'économie d'impôt réalisée à l'entrée.
Financer cinq années de retraits supplémentaires augmente l'effort d'environ 15 % à 21 %.
La tranche retenue à la retraite pèse sur le capital nécessaire, car elle détermine l'impôt prélevé sur la part versements.
Retenir 30 % est une hypothèse prudente : la tranche à la retraite est souvent plus basse que pendant la vie active, mais elle dépend de votre situation. L'écart de capital entre les deux extrêmes atteint environ 26 000 €.
500 € ne vaudront pas 500 € dans 25 ans. Avec une inflation de 2 % par an, une même capacité d'achat exigera environ 820 € nets par mois dans 25 ans.
Pour viser l'équivalent de 500 € d'aujourd'hui, l'effort est supérieur d'environ 77 %. Ce calcul fixe le montant à sa valeur du premier jour de retraite : une indexation des retraits pendant les 25 ans de retraite demanderait un effort supplémentaire, non simulé ici.
Aucune enveloppe n'est préférable en soi. L'enjeu est de répartir l'effort selon votre fiscalité, votre horizon et votre besoin de disponibilité. Pour un salarié, le plafond de déduction correspond à 10 % des revenus professionnels de l'année précédente, dans la limite de 37 680 € pour la déclaration 2026, avec un plancher de 4 710 €.
Pour approfondir : simulateur PER, Plan Épargne Retraite et assurance vie.
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Chez Fyn Patrimoine, nous partons toujours de votre situation, pas d'un produit spécifique. Un objectif de 500 € par mois est un point de départ : nous le confrontons à votre horizon, à votre fiscalité, à votre niveau de risque et à vos autres projets. Notre sélection de solutions est volontairement restreinte et challengée, et vous bénéficiez de notre expertise et d'un accès à des solutions historiquement réservées aux family offices et aux investisseurs institutionnels.
Votre conseiller dédié construit avec vous une stratégie sur mesure, avec une vision consolidée de l'ensemble de vos investissements. Le digital sert au pilotage et à la pédagogie, la relation humaine reste au centre.
La promesse de Fyn Patrimoine Investir en confiance commence par des choix clairs et assumés. Nous vous aidons à clarifier pour mieux décider : un objectif chiffré, une hiérarchie des priorités, des arbitrages expliqués.
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Les calculs de cet article sont des illustrations fondées sur des rendements hypothétiques (4 % par an pendant l'épargne, 3 % pendant les retraits, capitalisés mensuellement), une inflation de 2 % par an, des tranches marginales d'imposition de 30 % ou 41 % pendant l'épargne et de 30 % à la retraite, et le prélèvement forfaitaire unique de 31,4 %, hors frais du contrat. Ils ne constituent ni une promesse de performance, ni un conseil en investissement personnalisé. Investir comporte des risques de perte en capital et d'illiquidité. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Avec les hypothèses d'un premier versement de 10 000 € et de 25 ans d'épargne, il vous faut épargner sur un PER environ 250 € par mois avant économie d'impôt, soit environ 175 € avec une tranche marginale d'imposition à 30 % et environ 147 € à 41 %, pour des retraits effectués pendant une durée de 25 ans.
Environ 153 000 € pour des retraits effectués durant 25 ans, 131 000 € durant 20 ans et 173 000 € durant 30 ans, impôts de sortie compris, avec un rendement de 3 % pendant les retraits.
Oui. Il réduit l'effort mensuel d'environ 17 %, de 300 € à 250 € par mois, car il bénéficie de 25 ans de capitalisation. Il reste déductible dans la limite de votre plafond disponible.
Parce que l'économie d'impôt dépend de votre tranche marginale. À 41 %, l'effort réel est d'environ 147 € par mois contre 175 € à 30 %. Le capital à constituer reste le même.
Parce que l'impôt de sortie prélève environ 31 % des retraits dans le scénario de référence. Un objectif brut surestime le revenu réellement disponible.
Oui. Avec 2 % d'inflation par an, 500 € d'aujourd'hui équivalent à environ 820 € dans 25 ans. L'effort d'épargne est alors supérieur d'environ 77 %.
Ce guide simule uniquement la sortie en capital. La rente répond à une logique différente, avec un revenu sécurisé à vie et une fiscalité propre. Votre conseiller peut comparer les deux options.
