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Le crédit d’impôt est un avantage fiscal appliqué sur l’impôt sur le revenu. Contrairement à la réduction, le crédit, s’il est supérieur au montant imposé, sera remboursé par la Direction Générale des Finances Publiques. Il peut donc concerner à la fois des particuliers ou des professionnels, des personnes imposables, comme non imposables, ces derniers obtenant alors un remboursement par chèque émis par l’administration fiscale.
Le crédit d’impôt a été mis en place par l’Etat afin de permettre aux contribuables d’investir dans des secteurs d’activité, notamment dans la recherche et le développement des entreprises, mais aussi dans la transition énergétique et les services à la personne. Les crédits d’impôt les plus connus sont les suivants : l’emploi d’un salarié à domicile, la garde d’enfants, l’assistance aux personnes âgées ou handicapées, l’assistance informatique et Internet ou encore de petits travaux de jardinerie.
Toutes ces dépenses seront alors remboursées par le centre des impôts à hauteur de 50 %, dans la limite d’un plafond qui va dépendre du foyer fiscal (entre 12 000 € et 20 000 €). Un crédit d’impôt peut aussi être versé à un contribuable ayant fait un don, ou bien investissant dans la production de films ou de jeux vidéo français.
Pour bénéficier d’un crédit d’impôt, il suffit au contribuable d’indiquer le montant dépensé lors de la déclaration annuelle de l’impôt sur le revenu (généralement au printemps). Il sera automatiquement calculé par l’administration fiscale qui le mentionnera alors sur l’avis d’imposition reçue en automne. Par ailleurs, le prélèvement à la source ne remettra pas en cause le crédit d’impôt.
Si le contribuable est fiscalement domicilié en France, il pourra alors indiquer au moment de sa déclaration d’impôt les crédits d’impôts auxquels il peut prétendre en fonction de ses dépenses et investissements de l’année précédente. Il doit pour cela remplir le formulaire n° 2042-RICI ou le Cerfa n° 15637, permettant la déclaration des « réductions et crédits d’impôts ».
Sur ce formulaire, il est alors possible de déclarer toutes les dépenses qui ouvrent droit à une réduction ou un crédit d’impôt, comme les dons, les cotisations syndicales, l’emploi à domicile ou encore des travaux dans le logement.
Le calcul se fera automatiquement par l’administration fiscale à la suite de l’envoi de la déclaration de l’impôt sur le revenu. Il n’y a également pas besoin d’y joindre des justificatifs pour en bénéficier, mais il est toutefois conseillé de garder pendant au moins trois ans les documents, le fisc pouvant en faire la demande.
Pour obtenir un crédit d’impôt pour une nounou, une crèche, une assistante maternelle agréée, une halte-garderie, un centre de loisirs, il suffit que l’enfant soit âgé de moins de six ans. Cet avantage fiscal de 50 % des dépenses engagées dans la garde d’enfants est en vigueur depuis 2005. Les données sont à mentionner dans le formulaire 2042-RICI, dans les cases 7GA à 7GG (7GA correspondant au premier enfant, 7GB au deuxième, etc.). A ces sommes devra cependant être déduite l’aide de la CAF ou de la MSA.
La moitié des dépenses sera alors déduite ou remboursée si le contribuable n’est pas imposé et dans une limite de 3 500 € ou de 1 750 € en cas de résidence alternée pour les parents divorcés ou séparés.
Pour donner un exemple, pour un couple marié qui fait garder leur enfant de trois ans à la crèche, avec des frais de garde s’élevant à 5 000 € par an, une aide de la CAF de 3 000 € déduite, ce qui fait une dépense totale de 2 000 €. Cette somme étant inférieure au plafond de 3 500 €, il suffira alors de diviser ce montant par deux pour obtenir ainsi 1 000 € de crédit d’impôt.
Pour bénéficier d’un crédit d’impôt lors de travaux dans un logement, le CITE (ou Crédit d’Impôt à la Transition Energétique) a été mis en place en 2005. Cependant, depuis 2020, ce crédit a été remplacé par une prime, appelée « MaPrimeRénov’ ». Pour avoir accès à cette prime, le contribuable doit être propriétaire de son logement, et ce dernier doit avoir été construit depuis deux ans et être la résidence principale du foyer fiscal.
Les copropriétés peuvent également bénéficier de cette prime pour les parties communes de l’immeuble. Enfin, depuis le 1er juillet 2021, elle a été étendue aux propriétaires-bailleurs.
Le montant de la prime va varier selon différents critères :
En 2026, il existe quatre profils différents sous forme de couleur permettant de calculer le montant de l’aide dont le contribuable pourra bénéficier.
Les travaux effectués dans le logement principal permettant aux contribuables d’avoir accès à la prime de transition énergétique concernent l’isolation des murs par l’extérieur ou l’intérieur, des toitures-terrasses, de la toiture, des combles et des planchers bas.
Les contribuables peuvent également en bénéficier lors de la pose des équipements, il peut s’agir des pompes à chaleur air/eau ou air/air, des chaudières à gaz très haute performance, à granulés, à bûches ou solaire, ainsi que le chauffe-eau thermodynamique, les poêles à granulés ou à bois, les pompes à chaleur géothermiques, la cuve à fioul ou bien la borne de recharge pour un véhicule électrique. Quel que soit le type de travaux, l’entreprise doit être Reconnue Garante de l’Environnement (ou RGE).
L’isolation thermique des fenêtres ou portes-fenêtres possède un régime spécifique. Pour un foyer fiscal correspondant au profil bleu, il pourra bénéficier d’une prime de 100 € par équipement, 80 € pour le profil jaune, 40 € pour le profil violet et aucune prime pour le profil rose.
Il existe également des obligations sur l’isolation même : la fenêtre ou la porte-fenêtre doit avoir un Uw inférieur ou égal à 1,3 W/m2.K (ou 1,7) et un Sw supérieur ou égal à 0,3 (ou 0,36). Pour les fenêtres de toit, l’Uw ne doit pas dépasser ou être égal à 1,5 W/m2.K et un Sw supérieur ou égal à 0,36.
Afin d’illustrer le calcul d’un crédit d’impôt pour une chaudière, prenons l’exemple d’un couple marié qui souhaite acheter une chaudière à granulés pour un montant de 12 000 €.
Même si, en règle générale, le crédit d’impôt n’est accordé que pour les résidences principales, le contribuable peut bénéficier de certains dispositifs et primes pour son ou ses logements secondaires. Outre l’emploi d’un salarié à domicile, le propriétaire peut obtenir une TVA intéressante à 10 %, alors qu’en temps normal elle est de 20 %. Elle n’est accessible que pour les travaux dans une habitation qui a plus de deux ans.
Il existe aussi le Certificat d’Economie d’Energie (ou CEE), qui est un dispositif transmis par les fournisseurs d’énergie, permettant au contribuable de réaliser des diagnostics et obtenir des conseils gratuitement, mais aussi d’avoir un prêt à taux réduit, ainsi que des primes lui permettant de remettre en état son logement secondaire.
Enfin, jusqu’au 31 décembre 2021, le dispositif « Coup de Pouce Economies d’Energie » est prévu pour les propriétaires d’une résidence secondaire, ouvert à tous pour le chauffage et l’isolation. Pour le chauffage, les foyers modestes pourront obtenir une prime de 4 000 € pour une chaudière, une pompe à chaleur ou un système solaire (2 500 € pour des revenus plus aisés), 700 € pour un raccordement de réseau de chaleur à énergies renouvelables (450 € pour un foyer non modeste), ou 1 200 € pour une chaudière à gaz très haute performance énergétique (600 € pour un contribuable avec un revenu élevé). Quant à l’isolation, elle est de 20 € / m2 pour un foyer aux faibles revenus et 10 € / m2 pour des revenus moins modestes. Il faudra toutefois choisir une entreprise qui a signé la charte « Coup de pouce » chauffage ou isolation et être certifiée RGE.
En termes de don, on ne parle pas de crédit mais de réduction d’impôt. L’association dans laquelle le contribuable souhaite faire un don doit remplir trois conditions :
L’association ou l’organisme en question doit être d’intérêt général ou reconnu d’utilité publique, avec un caractère éducatif, philanthropique, social, scientifique, familiale, sportif et culturel. Cela peut être aussi une association qui valorise le patrimoine ou défend l’environnement naturel, ou alors un organisme qui diffuse la culture, la langue et les connaissances scientifiques du pays (liste non exhaustive). Lorsqu’une entreprise réalise un don à une association en faveur de l’achat d’un bien culturel, on appelle cela un « mécénat d’entreprise ». Ce don peut se faire sous forme d’argent, en nature, un versement par cotisations, un abandon de revenus ou de produits ou bien de dépenses liées à une activité bénévole. Il est même possible de faire un don par SMS.
Pour que le contribuable ou l’entreprise bénéficie de cette réduction d’impôt, il ne doit pas demander de contrepartie. Il pourra alors obtenir une déduction de 66 % du montant de son don lors de sa déclaration des impôts 2026, dans la limite de 20 % de son revenu annuel dans le cadre d’une association d’intérêt général ou reconnue d’utilité publique (case 7UF dans le formulaire 2042-RICI). Lorsque le don est fait à un organisme d’aide aux personnes en difficultés ou d’aide aux victimes de violences domestiques (case 7UD), la réduction est de 75 % jusqu’à 1 000 € ; au-delà, elle est de 66 %. Par ailleurs, si le montant des dons dépasse la limite de 20 %, il sera alors reporté sur les cinq prochaines années.
Même si le contribuable n’a pas à joindre les reçus, il doit néanmoins les conserver en cas de demande de l’administration fiscale.
En somme, il existe une pluralité de crédits d’impôts dont peuvent bénéficier non seulement les contribuables non imposables, mais aussi ceux qui le sont. Du service à la personne jusqu’aux travaux d’isolation de l’habitation principale ou secondaire, le crédit d’impôt va permettre à chacun de mieux s’investir au quotidien, que ce soit dans le développement durable ou bien en réalisant des dons, et ainsi amoindrir leurs impôts.

Lorsque le contribuable fait garder un ou plusieurs enfants dans une crèche, chez une nounou agréée ou bien dans une garderie, celui-ci peut bénéficier d’un crédit d’impôt de 50 % des dépenses liées à la garde d’enfants.
Une condition doit être remplie pour en bénéficier : l’enfant doit être âgé de moins de six ans au 1er janvier de l’année des revenus. Ces dépenses doivent être mentionnées dans la catégorie « Frais de garde des enfants de moins de six ans » sur la déclaration d’impôt et sont limitées à 3 500 € par enfant gardé à l’extérieur du domicile, et 1 750 € s’il y a une résidence alternée ou une charge partagée.
L’Etat a mis en place un crédit d’impôt afin de réduire les dépenses de 30 % lors de remise en état de l’isolation d’un logement ; cette réduction est appelée le CITE (ou Crédit d’impôt pour la Transition Energétique).
Cependant, depuis le 1er janvier 2020, ce crédit n’existe plus et a été remplacé par une prime forfaitaire pour les contribuables avec des revenus modestes, cette dernière étant versée par l’Anah (ou Agence Nationale de l’Habitat) l’année correspondant aux travaux de rénovation. Cette prime est accessible depuis le 1er janvier 2021 à tous les autres ménages, sauf les plus aisés.
Avant le 01 janvier 2011, pour déclarer un intérêt d’emprunt pour une habitation principale, il fallait remplir le formulaire 2042 RICI, correspondant à « Réductions et crédits d’impôts ». Depuis cette date, il n’est plus possible de déclarer un intérêt d’emprunt pour sa résidence principale.
Afin qu’une entreprise puisse déduire un don à une association, celle-ci doit en premier lieu être considérée d’utilité publique ou d’intérêt général. Ensuite, elle doit remplir trois conditions importantes : l’association ne doit pas être à but lucratif, elle doit avoir un objet social et une gestion désintéressée. Enfin, l’organisme doit correspondre aux secteurs précisés dans l’article 200 du CGI (ou Code Général des Impôts).
Modifier son acompte de crédit d’impôt permet d’éviter de rembourser un éventuel trop-perçu. Le contribuable peut supprimer l’avance lorsqu’il n’a aucune dépense qui ouvre droit à des réductions ou des crédits d’impôts. Il a également la possibilité de diminuer son avance afin que l’administration fiscale recalcule automatiquement le montant, en mentionnant le montant estimé pour les dépenses de l'année précédente. Cependant, il ne pourra pas augmenter le montant, même si les dépenses ont augmenté.
