
La complexité de l’histoire de la retraite, initiée sous l’Ancien régime pour aboutir à son modèle final après la seconde guerre mondiale a conduit à créer de multiples caisses de retraite. Notre modèle français de système de retraite repose sur la répartition, c’est-à-dire que ce sont les actifs qui travaillent sur une année qui paient les cotisations des retraités pour la même année. En Europe, quasiment tous les pays ont adopté ce principe auquel s’ajoute une part de capitalisation. Ces deux piliers s’équilibrent. Lorsqu’un des deux est moins élevé, l’autre devient plus important. Aujourd’hui la moitié des dépenses de la protection sociale en France est consacré aux versements des retraites.
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Elle correspond à une pension obligatoire de premier niveau. Elle peut être versée à toute personne ayant exercé une activité professionnelle ou ayant été affilié à une ou plusieurs caisses de retraite. On emploie le terme de « pension de retraite de base totale » pour désigner l’addition de toutes les pensions correspondant à chaque régime de retraite de base pour lequel l’assuré a cotisé durant sa vie professionnelle. Ce sont les principes de la répartition et de solidarité entre les générations qui fondent la retraite de base française. L’âge minimum de départ à la retraite est aujourd’hui fixé à 62 ans. Il faut préciser que le taux plein pour la retraite de base est atteint à partir d’un nombre de trimestres de cotisations fixé en fonction de votre âge de départ.
Pour celle de la sécurité sociale des salariés, elle est financée en majeure partie par les cotisations prélevées sur le salaire, en distinguant la part patronale de 8,30% et la part salariale de 6,65%. Le prélèvement de certains impôts participe également au financement des retraites. Des régimes spécifiques comme la retraite de base agricole, la retraite de base cadre, la retraite de base des fonctionnaires, la retraite de base des professions libérales sont à distinguer. Si une uniformisation des caisses de retraites est amorcée, elle n’est pas encore achevée. On distingue plusieurs caisses en fonction du secteur où vous exercez votre activité.
Ce niveau de cotisation maximum correspond aux traitements des salariés du privé sur lesquelles sont prélevées les cotisations de la retraite de base. Il donne lieu à des ajustements chaque année. Le PASS, à savoir le Plafond annuel de la Sécurité Sociale s’élève à 3 428 €/mois en 2022. Le montant de la retraite de base ne pouvant pas excéder 50% du PASS, celle-ci ne peut pas dépasser 1 714,00 € par mois. Une majoration ou surcote de votre pension peut éventuellement dépasser ce maximum si vous avez droit à un déplafonnement.
Afin de procéder à ce calcul, il faut au préalable disposer de ces 3 éléments :
Ainsi, si vous déclarez un salaire moyen de 26 000 € calculé sur les 25 meilleures années de votre activité, que vous avez acquis les 167 trimestres nécessaires, votre calcul sera : 26 000 x 50% x 167/167 soit 1 = 13 000€/an, soit 1 083,333€ brut/mois.
Une majoration de 10% peut être affectée à ce montant si vous avez élevé 3 enfants. Pour les cas de personne ayant besoin d’un aidant au quotidien ou de prolongation d’activité, une surcote peut-être attribuée.
Également obligatoire, la retraite complémentaire apporte un revenu supplémentaire en fonction de l’activité que vous avez exercée. Administrée par des caisses de retraite complémentaires, elles mettent en place un système de calcul à base de points.
On peut ainsi citer les caisses de retraite suivantes :
Les cotisations vieillesse prélevées sur votre salaire vous permettent d’acquérir des points de retraite complémentaire. Chaque année, les régimes de retraite complémentaires revalorisent la valeur du point en fonction de divers critères.
Le calcul s’effectue ainsi : Nombre de points x Valeur du point x taux de pension. Ce dernier correspond au nombre de trimestres acquis et qui peut donner lieu à une décote.
Par exemple, si vous êtes né en 1958 et que vous disposez des 167 trimestres demandés, que vous avez 2300 points AGIRC-ARCCO, que la valeur du point est de 1,2714 € en 2020, il faut appliquer le calcul : 2300 x 1,2714 x 1 = 2 924 € annuels.
Les différences entre retraite de base et complémentaire se fondent principalement sur :
Quelle est la démarche à suivre pour demander sa retraite ?
En cas de décès de votre conjoint(e) et que vous avez 55 ans ou plus, vous pouvez éventuellement bénéficier de la pension de réversion. Elle représente une partie de la pension de retraite que votre conjoint ou ex-conjoint salarié, travailleur indépendant, professionnel libéral ou agriculteur époux percevait ou aurait pu percevoir. Pour en bénéficier, vos ressources annuelles brutes ne doivent pas excéder les montants suivants :
La demande est à adresser aux caisses de retraite du conjoint défunt. Il faut également préciser la date de versement de cette pension.
La demande de retraite représente une étape longue et parfois complexe si votre parcours professionnel a été varié. Même si le regroupement des caisses facilite les démarches à effectuer, il faut rester suffisamment prévoyant et envisager cette demande de 4 à 6 mois avant la date de départ.

Pour bénéficier d’une retraite à taux plein, il est nécessaire que le nombre de trimestres cotisés corresponde à l’âge de départ à la retraite. A titre d’exemple, il faut cumuler 167 trimestres pour les personnes nées entre 1958 et 1960.
Pour les individus nés après 1953, la CNAV et les CARSAT choisissent les 25 années où on observe les plus hauts niveaux de revenus et font la moyenne. A savoir que les années sélectionnées ne sont pas forcément succinctes et que les revenus tels que les indemnités ne sont pas comptabilisés dans le calcul.
La Carsat est l’antenne régionale de la caisse de retraite de base et sont versées au début du mois qui suit l’échéance. Les allocations Agirc-Arrco correspondent à la caisse de retraite complémentaire et sont versées en début de mois.
Vos droits à la retraite de base correspondent à votre nombre de trimestres cotisés et à votre âge de départ à la retraite. Vous pouvez éventuellement acheter des points de retraite de façon à obtenir le nombre de trimestres nécessaire pour une retraite à taux plein.
Pour la MSA, comme pour toutes les caisses, une seule demande unique suffit pour la solliciter.
La surcote correspond à une majoration de la retraite de base. Elle s’applique naturellement lorsque le salarié poursuit son activité au-delà de l’âge légal de départ à la retraite afin d’accéder au taux plein. Le coefficient de majoration est fixé à 1, 25% depuis 2009.
Son calcul correspond au produit du coefficient de majoration et du nombre de trimestres supplémentaires.
Soit, dans notre exemple : 1,25% x 5 = 6,25 %.
Pour une retraite de base de 16 000 € annuels, cela représente un montant de 1 000 €.
