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Commercialisé depuis 2019, le PER est un nouveau plan d’épargne retraite qui tend à progressivement remplacer les anciens contrats jusqu’alors disponibles (PERP, article 83, contrat Madelin, etc.). Toutefois, son fonctionnement reste le même.
Durant la phase d’épargne, le souscripteur est libre de réaliser des versements volontaires sur son contrat. Dès l’âge de départ à la retraite atteint, il profite alors des montants accumulés sous forme de rente viagère ou de capital. Autre avantage, les versements réalisés au cours d’une année sont déductibles de l’impôt sur le revenu du titulaire du contrat.
Flexible, le nouveau PER individuel prévoit néanmoins des cas de déblocage anticipé, parmi lesquels on retrouve l’achat d’une résidence principale, que le titulaire soit primo-accédant ou non. Il s’agit d’une véritable nouveauté par rapport à l’ancien PERP et elle séduit le plus grand nombre. Le capital (hors droits issus de versements obligatoires) peut servir au financement :
Toutefois, il convient de rappeler certaines bases. L’objectif premier du PER est de préparer sa retraite dans un cadre fiscal avantageux. Le PER n’a pas le même fonctionnement qu’un PEL (Plan Épargne Logement) qui lui a effectivement pour ambition d’aider l’épargnant à acquérir son premier logement. Avant de débloquer les sommes accumulées, il convient de réaliser certains calculs, car ces dernières seront imposées.
Débloquer son PER pour l’achat de sa résidence principale est relativement simple. Il suffit d’en faire part à l’organisme qui gère le contrat par courrier. Il faudra joindre à la lettre envoyée :
La fiscalité qui s’applique sur la part de versements volontaires dans le cas d’un déblocage anticipé de PER pour achat de résidence principale dépend du mode de versement des fonds.
Lorsque les versements volontaires ont été déduits à l’entrée, la part du retrait qui correspond aux versements effectués est soumise au barème progressif de l’impôt sur le revenu. En revanche, elle est exonérée de prélèvements sociaux. La part du retrait qui correspond aux intérêts est soumise au Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) de 31,4 % (12,8 % d’impôt et 18,6 % de prélèvements sociaux). Dans certains cas, il est possible d’opter pour l’application du barème progressif de l’impôt sur le revenu.
Retrouvez tout ce qu'il faut savoir sur la fiscalité du PER.
Lorsque les versements volontaires n’ont pas été déduits à l’entrée, la part du retrait qui correspond aux versements volontaires est exonérée d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux. Les intérêts générés, quant à eux, sont soumis au prélèvement forfaitaire unique de 31,4 %.
Par ailleurs, les sommes issus du compartiment épargne salariale bénéficient d’un régime fiscal spécifique. Les versements réalisés sont exonérés d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux. Les gains sont soumis au PFU à 31,4 %.
La règle fiscale qui s’applique en cas de déblocage anticipé du PER pour l’achat d’une résidence principale est finalement celle d’un retrait en capital réalisé à la retraite.
Concrètement, le cumul des versements est soumis au barème progressif de l’impôt. Un souscripteur qui aurait déduit ses versements à l’entrée devra réaliser certains calculs en amont afin de s’assurer que l’imposition reste raisonnable.
En effet, ce dernier prend le risque d’être fortement taxé en retirant une somme importante de son plan, surtout s’il est lui-même dans une Tranche Marginale d’Imposition (TMI) déjà élevée. Ce retrait peut même augmenter sa TMI et impacter tous ses futurs revenus. Les économies d’impôt réalisées à l’entrée peuvent ainsi ne pas compenser l’imposition qui s’applique à la sortie, faisant directement perdre de l’argent au souscripteur.
Pour alléger cette fiscalité, il est possible d’utiliser le système de quotient. Ce mécanisme optionnel de la fiscalité concerne les revenus exceptionnels perçus par le contribuable. Concrètement, le système du quotient permet de limiter la progressivité de l’impôt face à une importante rentrée d’argent non susceptible d’être encaissée chaque année.
Le principe est le suivant :
Si le souscripteur souhaite bénéficier du système du quotient pour alléger son imposition à la suite du déblocage de son PER, il doit en faire la demande en remplissant la case 0XX de la déclaration n° 2042 C.
Selon la réglementation, le système de quotient ne s’applique qu’aux revenus exceptionnels (par sa nature et par son montant) qui ne sont pas susceptibles d’être perçus chaque année.
Hormis certaines exclusions (revenus taxés à un taux proportionnel, revenus qui bénéficient déjà d’un régime spécifique), il n’existe aucune liste officielle. Dès lors, les sorties en capital d’un PER peuvent être considérées comme un revenu exceptionnel qui peut, sur demande, faire l’objet de l’application du mécanisme du quotient.
Face à cette nouvelle possibilité, les épargnants peuvent se questionner quant à la possibilité d’ouvrir un PER pour leur enfant. Auquel cas, ils bénéficient des avantages fiscaux offerts (déductibilité des versements) et l’enfant peut, dès sa majorité, profiter des montants accumulés pour acquérir sa résidence principale.
Cette option est envisageable. Toutefois, il faut l’utiliser sans en abuser afin d’écarter tout risque de requalification de la part de l’administration fiscale. Les sommes versées, notamment, ne doivent pas être trop élevées au risque de passer pour une donation indirecte.

Pour débloquer son PER dans le cadre d’un achat de résidence principale, il faut envoyer un courrier à l’organisme qui gère le contrat accompagné de certaines pièces justificatives (carte d’identité, RIB, copie de l’acte de vente, etc.).
En principe, les sommes placées sur un PER individuel sont bloquées jusqu’au départ à la retraite du souscripteur. Toutefois, le contrat se veut flexible et la loi prévoit 6 cas de déblocage anticipé :
Les sommes versées sur un PER peuvent être déduites du revenu imposable du souscripteur (dans la limite d’un plafond PER).
