
Le Plan d’Épargne Retraite (PER) est un contrat d’épargne à long terme. Il offre la possibilité à son souscripteur de cumuler un capital durant sa vie active, et de profiter des sommes sous forme de rente ou de capital au moment de sa retraite.
Le PER individuel est accessible à tous (demandeurs d’emploi, salarié, indépendant, etc.) sans aucune condition d’âge. On le retrouve sous deux formes différentes :
Dans le premier cas, le PER prend la forme d’un compte-titres grâce auquel il est possible d’acquérir des titres financiers (actions, obligations, SICAV, etc.). Dans le second cas, il implique une adhésion à un contrat d’assurance de groupe.
Le PER individuel peut être alimenté par des versements volontaires réalisés par son souscripteur. S’il s’agit d’un transfert d’un PER d’entreprise vers un PER individuel, alors il est également possible d’y verser les sommes issues de l’intéressement et de la participation, par exemple.
Dans un cas comme dans l’autre, les sommes accumulées sont, en principe, bloquées sur le contrat jusqu’au départ à la retraite du titulaire. Cependant, le souscripteur peut dans certains cas procéder au déblocage anticipé de son capital :
Les versements réalisés sur un PER sont déductibles des revenus imposables du titulaire du contrat. Cette règle est également valable pour les versements réalisés sur le PER d’un enfant.
L’économie d’impôt réalisée varie d’un contribuable à un autre. Il dépend, en effet, de son taux d’imposition. Plus il est élevé, plus l’économie d’impôt réalisée est importante, et inversement, comme le montre le tableau ci-dessous.
Pour cette raison, il est fréquent de dire que le PER est un contrat qui convient tout particulièrement aux Français fortement imposés. Néanmoins, les contribuables peu (ou pas) imposés peuvent faire le choix de ne pas bénéficier de l’avantage fiscal offert à l’entrée pour en profiter à la liquidation du plan.
Le PER est aujourd’hui pleinement reconnu pour l’avantage fiscal qu’il procure. Toutefois, la défiscalisation n’est possible que dans la limite d’un plafond global. Le montant du plafond PER se base sur le Plafond Annuel de la Sécurité Sociale (PASS). La méthode de calcul dépend de la situation professionnelle du souscripteur.
La méthode de calcul du plafond PER n’est pas la même pour les salariés et les Travailleurs Non Salariés (TNS). Lorsque le titulaire du contrat est un employé, le plafond PER est égal au plus élevé des montants suivants :
Lorsque le titulaire du contrat est un Travailleur Non Salarié (TNS), la méthode de calcul du plafond PER diffère légèrement. Ce dernier est égal au plus élevé des deux montants suivants :
Le plafond PER est commun à l’ensemble des contrats d’épargne retraite facultatifs détenus par le titulaire. À titre d’exemple, si un épargnant détient un article 83 (ouvert avant le 1er octobre 2020) et un PER, le plafond PER est commun à ces deux contrats. S’il est salarié, il ne pourra déduire de ses revenus qu’au maximum 10 % de ses revenus professionnels ou 10 % du PASS de l’année précédente.
Toutefois, s’il n’atteint pas ce plafond, le montant de la réduction fiscale non utilisé peut être reporté sur les trois années suivantes. Autrement dit, si en 2023 le montant des cotisations est bien inférieur au plafond, la différence pourra être utilisée en 2024, en 2025 ou en 2026. De la même manière, les couples mariés ou pacsés peuvent cumuler leurs plafonds de déductibilité pour bénéficier d’une réduction d’impôt plus conséquente.
Pour en savoir davantage sur les montants des plafonds non utilisés, les contribuables peuvent consulter leur avis d’imposition dans la rubrique « plafond épargne retraite ». En effet, le plafond PER des Français est automatiquement calculé chaque année par l’administration fiscale.

Pour défiscaliser avec un PER, il faut réaliser des versements volontaires sur son contrat. Si les sommes sont versées en 2023, alors la déduction fiscale se fera l’année suivante, en 2024.
Le montant de l’avantage fiscal offert grâce au PER n’est pas le même pour tous. Il varie selon deux facteurs :
Plus la TMI du titulaire est élevée, plus la réduction d’impôt attribuée est conséquente. Néanmoins, l’avantage fiscal accordé ne peut être supérieur au plafond PER en vigueur. Ce dernier évolue d’une année à l’autre et se base sur le montant du PASS. Son mode de calcul varie selon que le titulaire est salarié ou indépendant.
Il n’existe pas de maximum de versement sur un PER. Le plafond ne concerne que l’avantage fiscal attribué.
Le plafond d’épargne retraite dépend de la situation professionnelle du titulaire du contrat et du PASS. En 2022, ce dernier était égal à 41 136 €.
Pour un salarié, le plafond PER est égal au montant le plus élevé entre 10 % de ses revenus professionnels (nets de cotisations sociales) ou 10 % du PASS de l’année précédente (4 114 € en 2022).
Pour un indépendant, le plafond PER est égal à 10 % du bénéfice imposable (dans la limite de 8 fois le PASS) plus 15 % de 7 fois le PASS ou 10 % du PASS plus 15 % des bénéfices imposables compris entre 43 992 € et 351 936 €.
