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Bon à savoir : Le démembrement de propriété permet de séparer l’usufruit et la nue-propriété. L’usufruitier conserve l’usage du bien et les loyers, tandis que le nu-propriétaire détient les murs. Lors du remembrement, la pleine propriété revient automatiquement au nu-propriétaire et sans frais. Ce mécanisme est très utilisé pour transmettre un bien tout en conservant l’usufruit, ou pour investir à moindre coût lorsque l’on n’a pas besoin de revenus immédiats.
On parle d’immobilier en nue-propriété lorsque la pleine propriété d’un bien est divisée entre un nu-propriétaire et un usufruitier.
Le démembrement peut être viager, et s’éteindre au moment du décès de l’usufruit. À l’inverse, lorsqu’il s’agit d’un achat en nue-propriété, la période de démembrement est contractuellement fixée, et est généralement comprise entre 10 et 20 ans.
Dans un cas comme dans l’autre, au moment du remembrement de propriété, le nu-propriétaire retrouve la pleine propriété de son bien et peut en faire ce que bon lui semble. Le remembrement intervient de manière automatique et sans frais.
Usufruitier et nu-propriétaire disposent de droits et de devoirs bien spécifiques. En l’occurrence, l’usufruitier profite de l’usus et du fructus sur le logement. Autrement dit, il peut y vivre ou le louer et percevoir des revenus locatifs.
Le nu-propriétaire, de son côté, dispose de l’abusus. Durant toute la période de démembrement, il dispose des murs, mais pas de la jouissance du bien.
Le démembrement de propriété est un concept souvent utilisé dans le cadre familial. Dans ce cas de figure, ce sont généralement les parents qui donnent un bien à titre gratuit à leur enfant. Ils conservent l’usufruit du logement jusqu’à leur décès. Le moment venu, leur enfant récupère la pleine propriété du bien. Avoir recours au démembrement permet alors de transmettre un patrimoine de son vivant dans un cadre fiscal avantageux. En effet, les droits de donation ne sont calculés que sur la valeur de la nue-propriété.
Le démembrement de propriété peut également intervenir à la suite d’un achat en nue-propriété. Cette opération intéresse les investisseurs qui n’ont pas forcément besoin de revenus complémentaires immédiats, mais qui souhaitent agrandir leur patrimoine immobilier dans des conditions favorables, bien entièrement entretenu par l’usufruitier, etc.).
Bon à savoir : La valeur de la nue-propriété est calculée selon un barème fiscal qui dépend de l’âge de l’usufruitier. Plus l’usufruitier est âgé, plus la part correspondant à la nue-propriété augmente. Dans un démembrement viager, ce barème détermine les droits de donation ou la répartition du prix de vente d’un bien démembré. En cas de démembrement temporaire, la valeur de l’usufruit est évaluée à 23 % par tranche de 10 ans, indépendamment de l’âge.
Lors d’un démembrement de propriété viager, la valeur du bien est répartie entre la nue-propriété et l’usufruit. Cette répartition se fait selon un barème établi par le Code général des impôts. Il tient compte de l’âge de l’usufruitier au moment de la donation, comme le montre le tableau ci-dessous.
Attention, car ce tableau n’est valable que dans le cadre d’un démembrement de propriété viager. Lorsque l’usufruit est contractuellement fixé, sa valeur est estimée à 23 % de celle de la pleine propriété à chaque période de 10 ans. Dans ce cas de figure, la valeur de la nue-propriété ne tient pas compte de l’âge de l’usufruitier.
La valeur de la nue-propriété est une notion importante dans le cadre d’une donation en nue-propriété. En effet, c’est elle qui détermine le montant des droits de donation que devra payer le donateur.
D’une manière générale, ce mécanisme est favorable à la transmission de patrimoine de son vivant dans un cadre fiscal avantageux. Et pour cause ! Les droits de donation sont uniquement calculés sur la valeur en nue-propriété du bien (et non pas sa valeur en pleine propriété). Cela permet de bénéficier de taxes réduites. Plus le donateur est jeune, plus les frais sont moindres.
Prenons un exemple. Un couple de 60 ans souhaite transmettre leur bien d’une valeur de 500 000 € à leur enfant. Les droits de donation ne seront alors calculés que sur 50 % de ce montant, soit 250 000 € uniquement. Notez, par ailleurs, que chaque parent peut donner jusqu’à 100 000 € par enfant sans qu’il y ait de droits de donation à payer. Dans notre exemple, les taxes ne seraient calculées que sur les 50 000 € restants (250 000 - 200 000).
Par ailleurs, au moment du remembrement de propriété, le nu-propriétaire récupère la pleine propriété de son bien sans avoir de droits supplémentaires à payer.
La valeur de la nue-propriété est également importante dans le cas d’une vente immobilière (avec un usufruit viager). Dans ce cas de figure, le produit de la vente est réparti entre l’usufruit et le nu-propriétaire selon la valeur de la nue-propriété. De nouveau, c’est le barème présenté précédemment qui s’applique.
Ainsi, si l’usufruitier a 73 ans et qu’avec le nu-propriétaire ils décident vendre un bien démembré d’un montant de 200 000 € :

La valeur de la nue-propriété est établie selon un barème du Code général des impôts. Ce barème tient compte de l’âge de l’usufruitier au moment de la donation. Elle est de :
Connaître la valeur de la nue-propriété d’un bien démembré sert en cas de :
Le démembrement de propriété est une pratique prisée en matière de transmission de patrimoine. En effet, ce mécanisme permet de transmettre un bien dans un cadre fiscal avantageux.
Le démembrement convient également aux investisseurs qui souhaitent réaliser un achat en nue-propriété pour agrandir leur patrimoine immobilier sans avoir d’impôt supplémentaire à payer (et sans avoir à gérer l’entretien du logement ou sa gestion locative durant toute la période de démembrement).
