
SCPI (Société Civile de Placement Immobilier) et OPCI (Organisme de Placement Collectif en Immobilier) sont deux véhicules d’investissement qui permettent d’investir dans l’immobilier sans avoir à acheter directement des propriétés. En revanche, ils présentent certaines différences majeures. Les SCPI sont principalement investies en immobilier physique (bureaux, commerces, logements, etc.) et sont conçues pour offrir un revenu régulier sous forme de dividendes issus des loyers perçus. Les OPCI, en revanche, combinent des investissements immobiliers directs (comme les SCPI) avec des placements financiers (actions, obligations). Plus de détails à travers notre article.
Une SCPI est une structure d’investissement collectif qui permet aux épargnants d’investir dans l’immobilier sans avoir à acheter directement des biens immobiliers.
Les capitaux collectés auprès des investisseurs sont utilisés pour acquérir et gérer un patrimoine immobilier diversifié. Les revenus générés par ce patrimoine (principalement sous forme de loyers) sont ensuite redistribués aux investisseurs proportionnellement à leur nombre de parts dans la société.
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Les investisseurs achètent des parts de la SCPI, ce qui fournit à la société le capital nécessaire pour acquérir des biens immobiliers. La SCPI utilise ensuite ce capital pour acheter un portefeuille de biens. Puis elle s’occupe entièrement de leur gestion (location, entretien, revente des actifs, etc.) afin d’optimiser son parc immobilier.
Les loyers perçus par la SCPI sont ensuite sont redistribués aux porteurs de parts sous forme de dividendes, généralement de manière trimestrielle, semestrielle ou mensuelle.
Investir dans une SCPI présente un certain nombre d’avantages :
En revanche, la liquidité peut être plus faible en comparaison avec d’autres placements. La vente des parts peut prendre plus ou moins de temps. Les frais (d’entrée, de gestion, etc.) peuvent être significatifs. Le rendement n’est pas garanti et dépend de la gestion de la SCPI et du marché immobilier.
Un OPCI est un produit d’investissement qui permet également de placer son argent dans l’immobilier, mais avec une structure et des caractéristiques différentes des SCPI.
Les OPCI investissent à la fois dans de l’immobilier physique (comme les bureaux, commerces, logements) et des produits financiers (actions, obligations). Cette double composante vise à offrir à la fois un rendement potentiellement attractif lié à l’immobilier et une meilleure liquidité grâce aux placements financiers.
Les OPCI doivent investir au moins 60 % de leur actif en immobilier direct ou indirect (par le biais de sociétés immobilières). Les 40 % restants peuvent être investis en actifs financiers ou conservés en liquide.
Comme pour les SCPI, les OPCI sont gérés par des sociétés de gestion qui s’occupent des acquisitions, de la gestion du patrimoine immobilier et des investissements financiers. Ces sociétés prennent les décisions d’allocation d’actifs en visant à optimiser le rendement pour les porteurs de parts.
Les revenus générés par les investissements immobiliers et financiers sont ensuite redistribués aux investisseurs, souvent sous forme de dividendes. La fréquence et le montant de ces distributions peuvent varier en fonction des performances de l’OPCI.
Investir dans un OPCI compte certains avantages :
En revanche, les frais peuvent être élevés, notamment en raison de la gestion active de la double composante immobilière et financière. De la même manière, la performance est dépendante de la qualité de la gestion et peut être impactée par la volatilité des marchés financiers.
Voici un tableau récapitulatif des principales différences qui existent entre SCPI et OPCI.
Le choix entre SCPI ou un OPCI dépend finalement des objectifs, du profil de risque, et des préférences de liquidité de l’investisseur.
Globalement, la SCPI peut convenir :
De la même manière, les OPCI peuvent convenir :

Pour la SCPI, les principaux risques comprennent :
Outre les risques immobiliers similaires aux SCPI, les OPCI sont également exposés aux risques des marchés financiers du fait de leur composante en actifs financiers. La valeur des parts peut donc être plus volatile.
Il est effectivement possible d’emprunter pour investir dans des SCPI ou des OPCI, ce qui peut permettre de bénéficier de l’effet de levier du crédit pour augmenter le potentiel de rendement de l’investissement.
Cependant, il est important de bien évaluer sa capacité de remboursement et les risques associés, notamment en cas de baisse des revenus locatifs ou de dévalorisation des parts.
Les revenus locatifs distribués sont soumis à l’impôt sur le revenu dans la catégorie des revenus fonciers, ainsi qu’aux prélèvements sociaux. Les plus-values réalisées à la vente des parts sont imposées au régime des plus-values immobilières des particuliers, avec un abattement pour durée de détention.
Les revenus et plus-values générés par la partie immobilière sont traités de manière similaire à ceux des SCPI. Pour la composante financière, les revenus sont imposés dans la catégorie des revenus de capitaux mobiliers, et les plus-values selon le régime applicable aux valeurs mobilières.
