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Certaines SCPI ne versent presque pas de revenus immédiatement, et pourtant, elles attirent de plus en plus d’investisseurs. Leur promesse ? Miser sur la hausse de la valeur des biens pour générer un gain à long terme. Moins connue que la SCPI de rendement, la SCPI de plus-value repose sur une logique différente, souvent mal comprise. Elles n’en restent pas moins intéressantes. Explications.
Une SCPI, ou Société Civile de Placement Immobilier, est un produit d’épargne qui vous permet d’investir indirectement dans l’immobilier, sans avoir à acheter un bien vous-même.
En revanche, vous êtes aussi exposé aux risques liés à l’immobilier (vacance locative, baisse du marché, etc.).
Il existe plusieurs types de SCPI selon leur objectif :
Les SCPI de plus-value fonctionnent, dans le fond, comme n’importe quelle autre SCPI classique. En revanche, leur objectif principal n’est pas de verser des loyers réguliers, mais de réaliser un gain en capital à long terme.
Autrement dit, vous investissez dans des biens à fort potentiel de revalorisation. Puis la société de gestion les garde en portefeuille pendant plusieurs années. Enfin, elle les revend lorsque les conditions du marché sont favorables.
En général, elles ciblent :
Pendant la phase de détention, vous touchez peu, voire pas de revenus. En revanche, au moment de la vente progressive des actifs, vous recevez une part des plus-values générées.
Quand vous investissez dans une SCPI de plus-value, vous misez sur une stratégie d’achat/revalorisation/revente. L’idée n’est pas de générer un revenu immédiat via des loyers, mais de prendre de la valeur avec le temps.
La société de gestion cherche à acheter des biens qui ont un prix d’acquisition inférieur à leur potentiel futur, puis à les valoriser de plusieurs manières :
L’objectif étant de générer des gains à terme. Le marché immobilier français est historiquement haussier à long terme, malgré des cycles. En ciblant des biens stratégiquement sous-valorisés, la société de gestion maximise les chances de revente avec une plus-value importante.
Mais attention, ce n’est pas garanti, d’où l’importance de bien choisir la SCPI (son historique, sa stratégie, son gestionnaire) et d’avoir un horizon d’investissement de 10 à 15 ans minimum.
La diversification patrimoniale, c’est le fait de répartir votre investissement sur plusieurs actifs différents, afin de ne pas dépendre d’un seul bien, d’un seul locataire ou d’un seul marché immobilier.
Quand vous investissez dans une SCPI, même avec un montant relativement modeste (par exemple 5 000 € ou 10 000 €), vous devenez indirectement copropriétaire d’un ensemble de biens immobiliers répartis sur plusieurs zones géographiques, plusieurs secteurs d’activité et plusieurs typologies d’actifs.
C’est aussi le cas avec la SCPI de plus-value. Même si ces SCPI sont plus sélectives (elles ciblent souvent des biens avec des particularités), elles ne misent pas tout sur un seul immeuble.
Au contraire, la société de gestion cherche à constituer un portefeuille équilibré de biens à fort potentiel. Ainsi, même si un actif se valorise moins bien que prévu, les autres peuvent compenser, ce qui réduit le risque global de perte.
Comme pour toutes les SCPI, vous n’avez rien à gérer :
La société de gestion s’occupe de tout : achat, valorisation, entretien, vente. Vous êtes un investisseur passif.
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Contrairement aux SCPI de rendement qui versent des loyers réguliers, les SCPI de plus-value ne distribuent généralement pas de revenus annuels. Vous ne touchez rien (ou presque) tant que les biens ne sont pas revendus avec une plus-value.
Conséquence, vous ne pouvez pas compter sur cet investissement pour générer un complément de revenus (retraite, loyers, etc.). Il faut avoir d’autres sources de revenus à côté, car c’est un placement "muet" pendant plusieurs années.
Ces SCPI sont conçues pour être conservées au moins 10 à 15 ans, parfois plus. La stratégie repose sur la revente différée des biens à un moment opportun.
Revendre vos parts avant la fin peut être difficile et pénalisant, car :
C’est donc un placement illiquide, réservé aux investisseurs patients.
Le gain en capital n’est pas garanti. Même si la société de gestion fait les bons choix, il existe des facteurs imprévisibles :
Le scénario idéal (achat décoté puis revalorisation puis belle revente) peut ne pas se réaliser, ou moins bien que prévu.
Une SCPI de plus-value ne s’adresse pas à tout le monde. C’est un outil patrimonial spécifique, qui convient surtout à certains objectifs et profils, notamment :
Déterminez votre profil investisseur avec notre guide dédié.

Pour faire le bon choix, il faut regarder plusieurs critères :
N’hésitez pas à comparer plusieurs SCPI et à lire les documents d’information réglementaires (DIC, bulletins trimestriels…).
Il n’y a pas de rendement annuel affiché comme pour une SCPI de rendement. Le gain potentiel se matérialise uniquement à la revente progressive des biens.
Certaines SCPI de plus-value affichent un taux de performance interne (TRI) estimé de 4 à 6 % par an sur 10-15 ans, mais rien n’est garanti.
