{{banner-scpi}}
La taxe foncière a connu une augmentation forfaitaire de 1,7% en 2025. Cette hausse est due à la revalorisation forfaitaire des valeurs locatives qui servent de base au calcul de l’impôt. Pour certains contribuables, le montant de la facture risque donc d’être plus élevé. Cela étant, les nus-propriétaires n’ont pas à être inquiétés par cette hausse des coûts. En effet, dans le cadre d’un investissement en nue-propriété, c’est l’usufruitier qui est redevable de la taxe foncière sur le bien démembré. Découvrez comment éviter le paiement de la taxe foncière grâce à l’investissement en nue-propriété à travers l’article suivant.
La taxe foncière sur les propriétés bâties est un impôt local qui concerne de nombreux propriétaires de biens immobiliers ainsi que les usufruitiers. Tout propriétaire d’un logement au 1er janvier de l’année en cours devra payer la taxe foncière. Cette dernière est due même si le logement est loué.
Parmi les biens immobiliers concernés par la taxe foncière, l’on retrouve, entre autres :
Le mode de calcul de l’impôt dépend de deux critères.
En somme, le montant de la taxe foncière peut aller de quelques centaines à plusieurs milliers d’euros selon les caractéristiques du bien et la commune dans laquelle il est situé.
L’impôt relatif à la taxe foncière risque d’augmenter encore en 2026. En effet, la première étape du calcul de la taxe foncière consiste à déterminer la valeur locative cadastrale du bien immobilier. Cette valeur représente le loyer annuel théorique que la propriété pourrait générer si elle était louée. Initialement calculée selon les conditions du marché locatif de 1970, elle est ajustée annuellement en fonction de l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) publié par l’Insee.
Or, l’Insee a signalé une augmentation de 0,8 % de l’indice des prix à la consommation harmonisé paiement taxe foncière
sur un an en décembre 2025. Cette augmentation est utilisée pour revaloriser la valeur locative cadastrale, et donc la base d’imposition pour la taxe foncière. En 2022, par exemple, cette revalorisation était de 7,1 %, reflétant l’inflation de cette année-là.
C’est pourquoi en 2026, entre l’ajustement de la base d’imposition influencée par l’inflation mesurée, la taxe foncière devrait probablement coûter plus cher aux propriétaires de bien immobilier.
{{banner-scpi}}
La bonne nouvelle, c’est que les investisseurs en nue-propriété ne sont pas du tout concernés par l’augmentation de la taxe foncière prévue en 2026. En ce sens, l’investissement en nue-propriété peut être une stratégie pour échapper au paiement de la taxe foncière.
Pour rappel, l’investissement en nue-propriété implique l’achat de la seule nue-propriété d’un bien immobilier, tandis qu’une autre partie (souvent un promoteur ou un bailleur social) acquiert l’usufruit pour une période déterminée, généralement de 15 à 20 ans.
Globalement, le nu-propriétaire dispose du bien, mais il n’en a pas la jouissance. Cette dernière, incluant le droit de vivre dans le logement ou de le louer, fait partie des droits de l’usufruitier. C’est pourquoi c’est l’usufruitier qui est responsable du paiement de la taxe foncière, et pas le nu-propriétaire. C’est également ce tiers qui est concerné par les éventuelles augmentations annoncées.
C’est uniquement à l’expiration de la période d’usufruit que le nu-propriétaire devient responsable du paiement de la taxe foncière. Pour rappel, au terme de la période de démembrement, le nu-propriétaire récupère la pleine propriété de son bien de manière automatique et sans frais. Il peut alors y vivre, le louer ou le vendre.
L’exonération du paiement de la taxe foncière représente une économie significative pour le nu-propriétaire. La taxe foncière peut être un fardeau financier notable, en particulier dans les zones où les valeurs immobilières et les taux d’imposition sont élevés. En 2021, par exemple, la collecte de l’impôt sur tout le territoire s’est élevée à 27,3 milliards d’euros. En 2023, les taux de taxe foncière affichaient une augmentation de :
Finalement, l’absence de cette charge fiscale augmente la rentabilité de l’investissement. De la même manière, cela écarte toutes les procédures administratives à réaliser pour les déclarations fiscales puis le paiement de la taxe.
Dans le cadre d’un investissement en nue-propriété, globalement, toutes les taxes relatives au bien démembré concernent l’usufruitier. En plus de la taxe foncière, c’est à lui de régler :
Notez, par ailleurs, que c’est également à l’usufruitier de se charger des paiements relatifs à l’entretien courant du bien. Lorsque la convention d’usufruit est signée dans le cadre d'un investissement en nue-propriété, c’est même à lui de payer et de superviser les grosses réparations à effectuer sur le bien immobilier. Là encore, toutes ces dépenses qui ne sont pas à la charge du nu-propriétaire tendent à augmenter à la fois le retour sur investissement du projet ainsi que la valeur du bien.

À la fin de la période d’usufruit, la nue-propriété et l’usufruit se réunissent, et le nu-propriétaire devient le plein propriétaire du bien. Dès lors, il est responsable du paiement de la taxe foncière (et de toutes les autres taxes relatives à son bien).
Oui, il est possible de revendre la nue-propriété d’un bien avant l’expiration de l’usufruit. Le marché secondaire de la nue-propriété est, d’ailleurs, assez dynamique. En revanche, il n’est pas possible de revendre la pleine propriété du bien durant la période de démembrement sans obtenir au préalable l’accord de l’usufruitier.
L’investissement en nue-propriété convient particulièrement aux investisseurs qui cherchent une opportunité immobilière à long terme sans les contraintes de gestion locative. Cependant, il est moins adapté pour ceux qui cherchent des revenus locatifs immédiats ou une liquidité à court terme.
Investir dans un bien en nue-propriété peut permettre au nu-propriétaire de bénéficier d’une décote pouvant aller jusqu’à 40 % du prix du bien en pleine propriété. Cette décote tend à compenser le fait qu’il ne profitera pas de son bien (ni pour y vivre ni pour le louer) durant toute la période de démembrement. Elle représente une aubaine pour les personnes qui souhaitent acquérir un bien de qualité à moindre coût.
