
La loi Girardin est un dispositif de défiscalisation Outre-mer. Il récompense les contribuables français qui réalisent un investissement dans les secteurs productifs ou immobiliers dans les DOM-TOM en leur conférant un avantage fiscal immédiat.
Introduite en 2003, la loi Girardin est codifiée par l’article 199 undecies B et C du Code Général des Impôts (CGI). Elle se compose de deux volets distincts, avec d’un côté le dispositif Girardin industriel, et de l’autre, le dispositif Girardin logement social.
Le dispositif Girardin industriel permet de financer du matériel d’exploitation pour le compte de PME locales. On distingue deux types de dispositifs Girardin industriel :
Dans un cas comme dans l’autre, les fonds servent à acquérir du matériel industriel pour soutenir les projets des petites et moyennes entreprises évoluant dans les DOM-COM dans un secteur éligible (agriculture, artisanat, BTP, etc.).
Une fois que la société de portage a acheté le matériel concerné, elle le loue ensuite à des PME éligibles qui l’exploitent durant minimum 5 ans. L’entreprise ultramarine devient ainsi locataire du bien concerné. À terme, elle pourra devenir propriétaire de l’équipement financé à un tarif symbolique.
Le dispositif Girardin logement social encourage le financement de la construction ou de l’acquisition de logements sociaux en Outre-mer. En effet, ces territoires connaissent un fort déficit en logements sociaux. Pour contrer cette pénurie, l’État s’appuie sur les investissements privés.
Contrairement au dispositif Girardin industriel, le dispositif Girardin logement social est valable uniquement dans les collectivités d’Outre-mer jusqu’en 2025. Il n’est plus valide dans les départements d’Outre-mer depuis 2018.
Avec le dispositif Girardin logement social, la société de portage acquiert des logements sociaux puis les loue à des Organismes de Logements Sociaux (OLS) durant minimum 5 ans. Ces derniers sous-louent ensuite les biens concernés à des foyers éligibles.
Le dispositif Girardin fonctionne de la manière suivante :
Pour son investissement, le résident fiscal français profite d’une réduction d’impôt conséquente et immédiate.
En investissant par le biais du dispositif Girardin, l’investisseur peut profiter d’une réduction d’impôt one shot. Autrement dit, la réduction d’impôt offerte est valable dès l’année qui suit le placement. Son montant est également supérieur aux sommes investies et peut atteindre jusqu’à :
Plus concrètement, la réduction fiscale offerte dépend des montants investis et du taux de rentabilité du programme. En revanche, pour en bénéficier, investisseur, société exploitante et société de portage doivent respecter un certain nombre de conditions.
Défiscaliser en Outre-mer avec le dispositif Girardin compte un certain nombre d’avantages. En l’occurrence, il s’agit d’une manière de donner plus de sens à ses placements. En effet, le dispositif Girardin est un investissement éthique, solidaire et responsable. Il offre la possibilité à l’investisseur de participer au développement des territoires ultramarins. Pour rappel, à cause de leur insularité, ces derniers font face à certaines difficultés structurelles et à un déficit de logements sociaux.
En règle générale, les investissements en Girardin affichent une rentabilité attractive qui varie entre 10 % et 12 %. Cette rentabilité maximise alors l’avantage fiscal du programme. À titre d’exemple, un investisseur qui investit 10 000 € dans une opération en Girardin d’une rentabilité de 12 % pourrait (s’il respecte l’ensemble des conditions nécessaires), bénéficier d’une réduction d’impôt de 11 200 €, soit 1 200 € de plus que son investissement initial.
Autre atout, le dispositif Girardin bénéficie d’un plafonnement des niches fiscales de 18 000 €. Pour rappel, dans la grande majorité des cas, le plafonnement des niches fiscales est fixé à 10 000 €.
Enfin, en se rapprochant des bons experts, le formalisme du dispositif se veut simplifié, permettant à l’investisseur de profiter d’une opération de défiscalisation correctement réalisée.
Malgré tous les atouts qu’il comporte, le dispositif de défiscalisation Girardin n’est pas dénué de risques. En l’occurrence, il existe un risque financier et fiscal. L’opération pourra être requalifiée par l’administration fiscale si l’ensemble des conditions légales exigées ne sont pas respectées (durée de conservation du placement, durée de mise en location des biens financés, etc.).
Enfin, en investissant par le biais du dispositif Girardin, le contribuable devient associé de la SNC. Dès lors, il est responsable solidairement et indéfiniment des dettes de la société. Un créancier pourra poursuivre un seul associé de la SNC pour la totalité d’une dette. L’associé pourra également être responsable sur ses biens personnels.

Défiscaliser en 2023 avec le dispositif Girardin est idéal pour :
En optant pour le dispositif de défiscalisation Girardin, l’investisseur peut obtenir une réduction d’impôt dont le montant peut atteindre jusqu’à 120 % des sommes investies (dans la limite de 60 000 €, 52 941 € ou 40 909 € selon la nature de l’opération).
L’objectif du dispositif Girardin est d’assurer la continuité territoriale entre la métropole et les départements et collectivités d’Outre-mer. En effet, les territoires ultramarins rencontrent parfois certaines difficultés structurelles à cause de leur insularité.
