
Les fonds structurés, aussi appelés fonds à formule, sont des placements financiers qui combinent protection du capital et recherche de performance. Ils suivent une stratégie définie à l’avance et offrent un rendement conditionnel. En effet, le potentiel gain qui dépend de l’évolution d’un actif sous-jacent (indice boursier, actions…) selon une formule prédéterminée. Pourquoi attirent-ils autant d’investisseurs ? Comment fonctionnent-ils ? Quels sont leurs avantages et leurs limites ? Réponses.
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Un fonds structuré, ou fonds à formule, est un fonds d’investissement collectif (OPCVM, SICAV ou FCP) dont le rendement est déterminé par une formule mathématique prédéfinie.
Ce type de fonds appartient à la grande famille des produits structurés, mais il fonctionne différemment. Contrairement aux produits structurés classiques, qui sont souvent des placements individuels souscrits directement auprès d’une banque, un fonds à formule est un placement collectif géré par une société de gestion.
Ce type de fonds est généralement accessible via des enveloppes fiscales comme l’assurance-vie, le PEA ou un compte-titres.
Bon à savoir : L’Autorité des marchés financiers (AMF) encadre les fonds structurés en raison de leur complexité et des risques qui existent concernant le mode de calcul du rendement.
Un fonds à formule fonctionne selon un mécanisme prédéfini dès son lancement, qui détermine la manière dont le rendement est calculé en fonction de l’évolution des marchés. Sa performance dépend donc de la formule définie à l’avance, qui indique précisément comment les gains seront calculés à l’échéance du fonds.
Il est généralement composé de deux éléments :
Prenons un exemple concret. Un fonds à formule peut proposer une protection de 95 % du capital investi, avec un rendement indexé sur 60 % de la performance de l’Euro Stoxx 50 sur 5 ans. Ici, il existe plusieurs scénarios à l’échéance :
Les fonds structurés se déclinent en plusieurs catégories selon leur niveau de protection du capital et leur mode de calcul du rendement. Il existe ainsi :
En tant qu’investisseur, si votre priorité est la sécurité, optez pour un fonds à capital garanti. Si vous cherchez un bon compromis entre sécurité et rendement, privilégiez un fonds à capital partiellement protégé. Si vous êtes prêt à prendre des risques pour un rendement élevé, un fonds à capital non garanti peut être une option.
Les fonds structurés peuvent convenir aux épargnants recherchant un rendement supérieur aux fonds en euros des assurances-vie tout en conservant un niveau de sécurité. En effet, contrairement aux actions ou aux fonds classiques, les fonds structurés peuvent offrir une protection du capital à 100 %, 90 % ou 80 %, selon les conditions du fonds. Un investisseur peut donc limiter ses pertes en cas de baisse des marchés, tout en restant exposé à leur potentiel de croissance.
Autre point fort, ils peuvent offrir un potentiel de rendement intéressant (et parfois plus élevé que les livrets bancaires ou les obligations traditionnelles). En revanche, ici, le risque peut être important.
La diversification du fonds fait qu’il existe des fonds pour les investisseurs prudents, équilibrés ou dynamiques, selon leur appétence au risque. Un fonds structuré combinant 50 % d’obligations sécurisées et 50 % d’actions technologiques, par exemple, mêle sécurité et performance.
Enfin, les fonds à formule sont strictement encadrés par l’AMF. Les investisseurs sont donc protégés contre les montages trop complexes.
Malgré tous ses avantages, le fonds structuré connaît aussi quelques limites :
Les fonds structurés sont accessibles via plusieurs enveloppes d’investissement, notamment :
Dès lors, l’investisseur profite des avantages fiscaux propres à chaque enveloppe dans laquelle il place son fonds structuré :

Oui, mais ce n’est pas toujours recommandé. Certains fonds à formule permettent des rachats avant l’échéance, mais cela peut entraîner des frais ou une perte partielle du capital en fonction de la valorisation du fonds au moment du retrait. D’autres sont conçus pour être conservés jusqu’à leur maturité et offrent peu de flexibilité en cas de sortie anticipée.
C’est un risque à ne pas négliger. Les fonds structurés sont souvent adossés à une banque ou un gestionnaire d’actifs. Si l’émetteur fait faillite, le capital investi pourrait être impacté.
Oui, tout dépend du niveau de protection du capital prévu à l’échéance. Avec les fonds à capital garanti (100 %), il est impossible de perdre de l’argent, mais le rendement peut être très faible. Avec les fonds à capital protégé (80 % à 95 %), l’investisseur récupère au moins un pourcentage de son capital, mais une perte reste possible. Enfin, avec les fonds sans garantie, en cas de scénario défavorable, la perte peut être totale, comme pour un investissement en actions.
