
La plus-value en immobilier est donc égale au prix de vente soustrait du prix d’achat. Pour effectuer le calcul de la plus-value immobilière, il faut remplir les conditions suivantes :
Combien allez-vous devoir payer d’impôt ? Afin de connaître le montant de la taxe sur votre plus-value immobilière, vous devez appliquer le régime d’imposition adéquat à la taxation de cette plus-value :
À noter que depuis le 1er janvier 2013, une surtaxe est imposée aux plus-values supérieures à 50.000 €. Elle ne concerne cependant que la vente de logements et non pas la vente de terrains. Pour en savoir plus, consultez le barème de la surtaxe et le code général des impôts.
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Avant de vous pencher sur le calcul de votre plus-value immobilière et des abattements qui y sont associés, savez-vous si vous êtes éligible à la taxation de la plus-value ?
Sont concerné(e)s et imposables :
Comment calculer une plus-value immobilière ? Les modalités de calcul de l’imposition s’effectuent en 2 étapes : définir le prix d’acquisition, puis déterminer le prix de cession.
Voici le détail de ces calculs :
Prenons un exemple de calcul de la plus-value immobilière : vous désirez vendre votre bien immobilier locatif, que vous avez acheté 150 000 € pour une revente à 300 000 €. Vous possédez ce bien depuis 11 ans, les frais de notaires s’élèvent à 4 000 € et les travaux réalisés ont été déductibles des loyers. Vous avez engagé des dépenses de 3 000 € pour les diagnostics. Vous pouvez majorer votre prix d’acquisition de 7,5 % ou des frais de notaire payés : dans votre cas, la première option est la meilleure. Vous avez également la possibilité d’intégrer le coût de vos travaux, mais pas d’inclure ceux déduits des impôts. Possédant le bien depuis plus de 5 ans, il est donc plus intéressant pour vous d’utiliser le forfait de 15 %. Le calcul est alors le suivant : plus-value immobilière brute = prix de vente corrigé – prix d’achat corrigé = (300 000 – 3 000) – (150 000 + 150 000 * (15% + 7.5%)) = 113 250 €. Pour obtenir ensuite votre plus-value immobilière nette, vous devez appliquer les taux d’imposition en vigueur, voire les surtaxes puisque la plus-value est ici supérieure à 50 000 €.
Comment calculer la plus-value immobilière en intégrant les abattements pour une durée de détention du bien donnée ? La taxation sur les plus-values est principalement appliquée pour les transactions immobilières de courtes durées. Plus vous détenez le bien longtemps, plus la taxation baisse ! Après la 5e année, il est possible de bénéficier d’un abattement en % par année de détention supplémentaire. Ainsi, après 22 ans, vous pouvez profiter d’une exonération totale d’impôt sur la plus-value immobilière, et ce pour tous les types de biens (biens locatifs, résidence secondaire, etc.). Pour les prélèvements sociaux, le barème progressif d’abattement vous exonère totalement après 30 ans de détention de votre bien. Le délai se calcule de date à date et vous ne devez pas tenir compte des fractions d'années. En principe, c’est la date de l’acte de vente définitif ou celle de la donation/du décès pour les biens en succession qui est utilisée.
Le principe de plus-value immobilière ne s’applique pas en cas de vente de votre résidence principale, qu’il s’agisse d’un appartement, d’une maison ou d’un chalet. Si le logement vendu est la résidence principale du vendeur au jour de la cession, vous êtes exonéré de tout impôt au titre des plus-values. Les dépendances sont également exonérées de taxes si elles sont cédées en même temps que la résidence principale.
Nous l’avons vu précédemment : le délai de détention de votre bien peut mener à une exonération totale au bout de 22 ans pour la plus-value et de 30 ans pour les charges sociales grâce à l’abattement progressif pour l’évaluation de votre plus-value immobilière.
Si vous n’êtes pas propriétaire de votre résidence principale, il est possible de bénéficier d’une exonération d’impôt sur la plus-value si vous vendez une résidence secondaire. Voici les 3 conditions à remplir dans ce cas :
La taxe sur la plus-value immobilière ne concerne pas les personnes âgées habitant dans une maison de retraite, ou les adultes handicapés qui sont hébergés dans des foyers d'accueil, dans le cas où ils vendraient dans un délai inférieur à 2 ans après avoir quitté le logement qu’ils habitaient avant d’entrer dans ces établissements spécialisés. Pour être exonérés de taxe sur la plus-value, les conditions à remplir sont les suivantes :
Information importante à noter concernant la plus-value immobilière : si la vente intervient dans la première année, il est possible de bénéficier d’une exonération pour résidence principale puisque l’administration fiscale française tolère un laps de temps d’une année entre le départ et la vente de sa résidence principale.
Les personnes titulaires d’une pension de retraite ou d’une carte d’invalidité peuvent être exonérées de la plus-value immobilière même lorsqu’elles vendent un bien autre que leur ancien logement. Toutefois, pour bénéficier de cette exonération de taxe, les plafonds de ressources sont très stricts.
Par exemple, pour un bien cédé en 2021, le revenu fiscal de référence doit être inférieur à 11 098 € pour la première part de quotient familial, avec une majoration de 2 963 € pour chaque demi-part supplémentaire au titre de leurs revenus de 2019. Pour être non imposable à la plus-value immobilière, il est également nécessaire de ne pas être soumis à l’impôt sur la fortune immobilière l’avant-dernière année précédant la vente.
Une autre exonération cible les biens immobiliers de faible valeur, comme une cave ou un parking. Notion importante à prendre en compte, le seuil de 15 000 € est évalué en fonction de la quote-part détenue par chacun des époux en cas de bien détenu par deux conjoints (cela s’applique aussi en cas de mariage sous un régime de la communauté).
Dans le cas où la plus-value immobilière résulte d'une expropriation, il est possible pour le vendeur d’être 100 % exonéré d’impôts selon 2 conditions obligatoires :
À date du 1er janvier 2019, il est possible de profiter d’une exonération complète de la plus-value sur la vente d’une ancienne résidence principale pour les personnes ayant leur domicile fiscal en France, puis le transférant hors de France.
De nouveau, il faut répondre aux conditions suivantes dans cette situation de plus-value immobilière et :
Il existe enfin une dernière manière de ne pas payer d’impôts sur la plus-value immobilière : si vous vendez un terrain ou un bien immobilier à un organisme s’engageant à le transformer en logements sociaux avec un délai de réalisation compris entre 4 et 10 ans (cela dépend du type de projet). Ici, la vente doit intervenir avant le 31 décembre 2022.
Comme vous l’avez compris précédemment dans l’article, la cession d’une résidence principale et de ses dépendances permet d’être exonéré de tout impôt au titre des plus-values.
Et qu’en est-il en cas de déménagement ? Dans cette situation, il faut être prudent : dès lors qu’il y a déménagement, le logement vendu ne constitue plus la résidence principale et il y a donc une possibilité de perdre ses droits à l’exonération. Mais rassurez-vous concernant votre plus-value immobilière si vous êtes dans ce cas : l’administration fiscale accorde une certaine flexibilité et le bénéfice de l’exonération reste valide jusqu’à la mise en vente dans la mesure où elle intervient dans des délais normaux.
En règle normale, on admet un délai maximal d’une année. Cependant, l'ensemble des circonstances de la vente (conditions locales du marché, prix demandé, caractéristiques du bien, démarches réalisées par le vendeur pour la mise en vente, etc.) sera pris en compte pour évaluer ce délai en plus du calcul de votre plus-value immobilière avec abattements.
Faire une plus-value sur sa résidence secondaire est plutôt fréquent, notamment grâce aux aménagements qui ont été faits et à l'évolution des prix d’un quartier. Cette taxe est donc calculée en fonction du nombre d’années de détention de votre bien : généralement, l’impôt s’élève à 19 % et 12,3 % pour les prélèvements sociaux. Dans le cas où le montant de votre plus-value est supérieur à 50 000 €, une taxe supplémentaire s’applique entre 2 et 6 %. Tous les contribuables sont éligibles à un abattement fixe de 1 000 € déductible, et un abattement de 10 % s’applique après 5 années de détention du bien.
C’est pourquoi, même si vous ne répondez pas aux critères d’exonération cités plus haut, l’impôt sur la plus-value immobilière sera nul après 15 ans de détention et plus. N’hésitez pas à utiliser le calculateur du site des impôts pour connaître le montant que vous devrez payer.
Quelle est la fiscalité applicable aux plus-values immobilières de SCI ? Si la SCI en question est soumise à l’impôt sur le revenu, la plus-value est réalisée au niveau de la société, mais chaque associé reste imposable à la date de cession de l’immeuble. En bref, chaque associé sera imposé dans les mêmes conditions que s’il était directement propriétaire de l’immeuble mis en vente : chacun est donc taxé à hauteur de sa quote-part du capital dans la SCI. C’est ce qu’on appelle une SCI transparente, qui n’impacte pas la taxation des associés. L’impôt sur le revenu est donc de 19 % et les prélèvements sociaux de 17,2 %. Pour les plus-values de plus de 50 000 €, il y a également une surtaxe de 2 à 6 %.
La plus-value immobilière est ensuite calculée à partir de la date d’entrée de l’associé dans la SCI avec les critères suivants :

Afin de diminuer votre imposition pour votre plus-value immobilière, vous pouvez jouer sur différents leviers :
Dans le cas où la plus-value immobilière est causée par une expropriation, vous êtes exonéré d’impôts s’il s’agit d’une déclaration d’utilité publique avec un remploi de l’indemnité pour acquérir, construire ou agrandir un autre bien dans un délai d’un an.
Toutes les dépenses de construction, de reconstruction, d’agrandissement, ou d’amélioration effectuées sur un bien immobilier viennent en majoration du prix d’acquisition pour leur montant réel ou forfaitairement avec un montant de 15 % du prix d’acquisition.
Toutes les personnes sont soumises à l'impôt sur le revenu pour les plus-values immobilières dès qu’elles réalisent des actions de gestion de patrimoine immobilier privé comme dans les cas suivants :
