
L’investissement en nue-propriété consiste à diviser la propriété d’un bien entre un usufruitier et un nu-propriétaire. Concrètement, l’usufruit, cédé pendant une durée de 15 à 20 ans à un bailleur institutionnel, profite du droit d’usage du bien. Il peut ainsi s’occuper de la gestion locative du logement et en percevoir les loyers. De l’autre côté, il doit également se charger d’entretenir le logement.
Le nu-propriétaire, souvent un investisseur particulier, dispose des murs, mais ne peut pas jouir du bien. Il doit également se charger des travaux dits exceptionnels (qui portent sur la structure du bâti). Au terme du démembrement de propriété, le nu-propriétaire retrouve la pleine propriété de son bien. Dès lors, il pourra, au choix, l’habiter, le louer ou le vendre. En achetant un bien par ce biais, il profite d’une réduction du prix de vente de l’ordre de 30 à 40 %. Ce pourcentage correspond à l’intégralité des loyers qu’il aurait dû percevoir pendant la période d’usufruit.
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L’investissement en nue-propriété affiche certains avantages notables pour le nu-propriétaire parmi lesquels nous pouvons citer :
La nue-propriété est un investissement fiscalement neutre pour l’investisseur. Un tel placement immobilier est sans conséquence en matière d’impôt sur la fortune immobilière (IFI). Un bien acquis en nue-propriété n’entre pas dans l’assiette taxable de l’IFI.
De cette manière, l’investisseur augmente son patrimoine immobilier avec des biens de qualité sans impacter sa fiscalité, qu’importe si l’investissement est fait par le biais de fonds propres ou grâce à un emprunt.
Notons, en outre, que l’investisseur n’est pas assujetti à la taxe foncière. Le démembrement de propriété implique que le paiement de cette taxe est à la charge de l’usufruitier. C’est également lui qui gère les taxes relatives à l’entretien et la gestion du logement.
L’investissement en nue-propriété échappe également à l’augmentation de l’impôt sur le revenu. Le montage est tel que l’investisseur profite d’une décote sur le prix du bien, qui correspond au montant des loyers que l’investisseur aurait perçus s’il avait lui-même mis le bien en location. Toutefois, ce gain n’entre pas en compte dans l’assiette fiscale de l’investisseur.
Étant donné que ce n’est pas l’investisseur qui met le bien en location, il ne perçoit pas de loyers à proprement parler pendant ce démembrement temporaire, ses revenus fonciers ne progressent pas. Dès lors, son imposition sur le revenu n’augmente pas grâce à cet investissement.

En tant qu’usufruitier, c’est le bailleur institutionnel qui assure l’entretien du bien et qui perçoit les loyers. En conséquence, le nu-propriétaire ne déclare aucun revenu locatif lié à cet investissement pendant toute la durée de l’usufruit.
L’investissement en nue-propriété ne génère aucune fiscalité et ne rentre pas dans la base taxable de l’impôt sur la fortune immobilière.
Investir en nue-propriété ne génère aucune fiscalité supplémentaire pour l’investisseur : ni impôts sur le revenu, ni prélèvements sociaux, ni taxe foncière qui restent à la charge du bailleur institutionnel
